SENEGAL-OLYMPISME-AMBITIONS
Dakar, 27 oct (APS) – Ndèye Khady Anna Diatta (lutte de plage) et Ibrahima Bèye (taëkwondo), les deux athlètes désignés porte-drapeaux du Sénégal aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, vont aborder cette échéance avec détermination et ambition.
Ils nourrissent tous les deux l’espoir de monter sur le podium et de faire retentir l’hymne national devant leur public, lors de cette compétition prévue du 31 octobre au 13 novembre.
Âgés de 17 ans, Diatta et Bèye incarnent les espoirs d’une nouvelle génération de sportifs appelés à défendre les couleurs du Sénégal lors de cette compétition internationale organisée à Dakar, Diamniadio et Saly.
Ndèye Khady Anna Diatta, de Cap Skirring au rêve d’or olympique
Ndèye Khady Anna Diatta a découvert la lutte à Cap Skirring, station balnéaire de la région de Ziguinchor (sud), où elle a observé des filles pratiquer cette discipline. Alors qu’elle jouait déjà au football, elle décide de s’essayer à la lutte avec sa demi-sœur.
”J’habitais dans un village où beaucoup de personnes pratiquaient la lutte. Lorsque ma mère s’est remariée, je suis partie vivre à Cap Skirring. C’est là que j’ai vu des filles pratiquer la lutte et que je me suis dit : ‘Pourquoi ne pas essayer, moi aussi ?'”, raconte-t-elle.
Son parcours la conduit ensuite à Dakar, où elle participe, dès la classe de sixième, à des regroupements avec des athlètes plus âgées. “J’étais la plus jeune de l’équipe. Depuis cette année-là, je viens chaque année à Dakar pour les regroupements”, explique-t-elle.
La jeune lutteuse affiche désormais clairement son ambition de décrocher l’or à domicile.
“Actuellement, mon objectif est de remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de la jeunesse, car ce serait un immense honneur pour moi”, affirme Ndèye Khady Anna Diatta.
Lors de la cérémonie de remise du drapeau national aux 136 sportifs sélectionnés pour représenter le Sénégal aux JOJ, lundi, au Palais de la République, elle a été désignée pour lire le message des athlètes devant le chef de l’État. Un symbole fort représentant une motivation supplémentaire à la détermination de la lutteuse.
Elle assure aborder l’échéance avec confiance, portée par les encouragements de ses entraîneurs et les années de préparation.
”Mentalement, je me sens bien. Grâce aux encouragements de nos entraîneurs et à toutes ces années de préparation, je crois que nous allons le faire”, assure-t-elle, avant de rejoindre son encadrement qui l’attendait.
Ibrahima Bèye, le taekwondoïste guidé par la passion et l’ambition olympique
La passion d’Ibrahima Bèye pour le taekwondo est née au contact de ses amis d’enfance, avec qui il jouait au football. “Après chaque match, ils partaient s’entraîner. Un jour, je leur ai demandé ce qu’ils allaient faire. Ils m’ont expliqué et je les ai suivis”, raconte-t-il.
À force d’assister aux entraînements et aux combats de ses amis, son intérêt pour le taekwondo s’est progressivement renforcé. “À les voir s’entraîner, j’ai développé une véritable passion pour cette discipline, surtout lorsque je les voyais combattre. C’est ainsi que tout a commencé”, explique Ibrahima.
Sa désignation comme l’un des porte-drapeaux du Sénégal aux JOJ Dakar 2026 représente une source de fierté et de motivation supplémentaire.
“C’est une joie immense et une grande fierté de recevoir le drapeau national des mains du président de la République. C’est également une source de motivation”, confie le jeune athlète.
Le message du président de la République constitue, selon lui, un encouragement supplémentaire à l’approche des compétitions. “Le chef de l’État a délivré un message fort, et ses paroles nous reviendront à l’esprit lors des compétitions, ce qui nous motivera davantage à nous donner à fond”, souligne-t-il.
Se disant conscient de l’importance de ces Jeux organisés au Sénégal, le taekwondoïste estime que les athlètes ont une responsabilité particulière, “le devoir de donner le meilleur de nous-mêmes, car ces compétitions se tiennent chez nous”.
Ibrahima Bèye nourrit également des ambitions pour la suite de sa carrière. “Être olympien à 17 ans est une grande fierté et nous fait rêver d’une participation aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Nous sommes convaincus d’y arriver”, affirme-t-il.
Le jeune athlète entend aussi contribuer aux performances du Sénégal en taekwondo. “Nous allons tout donner pour offrir au Sénégal des chances de [remporter] des médailles”, promet-il.
Au-delà de leurs parcours et de leurs disciplines différents, Ndèye Khady Anna Diatta et Ibrahima Bèye partagent une même ambition : représenter dignement le Sénégal, défendre les couleurs nationales, contribuer au rayonnement du sport sénégalais et profiter des JOJ Dakar 2026 pour confirmer leur potentiel.
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