AFRIQUE-SANTE
Dakar, 20 août (APS) – Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a exprimé jeudi, son inquiétude face à la proportion importante d’enfants recensés parmi les cas suspects de variole simienne (Mpox) en Guinée-Bissau, sollicitant un appui de plus de 82 millions de francs CFA pour soutenir la riposte à la maladie ayant fait son apparition dans le pays le 4 juillet dernier.
‘’Alors que la réponse nationale plus large est en cours, l’UNICEF sollicite plus de 150.000 dollars (82, 2 millions FCFA) pour soutenir la riposte’’, a indiqué l’antenne locale de l’agence onusienne en charge de l’enfance dans un communiqué rendu public le même jour.
Signalant que la moitié des cas suspects de variole simienne recensés en Guinée-Bissau concerne des enfants de moins de 15 ans, l’UNICEF appelle notamment à renforcer la surveillance, la prévention et la sensibilisation communautaire.
Elle indique notamment que sur les 46 cas suspects recensés jusque-là à travers le pays, 23 concernent des enfants de moins de 15 ans, dont 16 âgés 0 à 4 ans.
‘’Cette forte proportion parmi les plus jeunes suscite des inquiétudes en raison du risque accru de complications liées au virus dans cette tranche d’âge’’, alerte l’agence onusienne, signalant qu’au 17 août, sept cas ont été confirmés depuis l’apparition des premiers cas suspects.
Aucun décès n’a été signalé à ce jour dans le pays, confronté à la première apparition de cas de Mpox, fait remarquer l’UNICEF qui évoque un ‘’évènement majeur de santé publique’’.
‘’Alors que le système de surveillance du pays reste extrêmement fragile, nous faisons face au risque que des cas ne soient pas détectés, en particulier chez les enfants les plus vulnérables à des complications graves’’, a déclaré Sandra Martins, représentante adjointe de l’UNICEF en Guinée-Bissau dans des propos rapportés par le communiqué
Le bureau local de l’agence onusienne redoute par-dessus tout, la réouverture des écoles en septembre compte tenu du potentiel d’augmentation de la transmission chez les enfants.
Le fait que les cas confirmés ne semblent pas liés entre eux porte à penser que des chaînes de transmission pourraient passer inaperçues et que d’autres cas pourraient ne pas être détectés, estime l’UNICEF.
L’agence onusienne évoque la subsistance de lacunes critiques dans la surveillance communautaire, pour notamment identifier les contacts, tester les échantillons et retracer systématiquement la propagation du virus.
AKS/ASB
