SENEGAL-ADMINISTRATION-GOUVERNANCE
Mbour, 14 oct (APS) – Le ministère de la Justice, à travers la direction de la Promotion de la bonne gouvernance, a organisé, mercredi, un atelier de validation technique de la stratégie nationale de bonne gouvernance, un document de référence destiné à renforcer la transparence, l’État de droit et l’efficacité de l’administration publique, a constaté l’APS.
La rencontre a réuni des représentants de l’administration publique, de la société civile, du secteur privé, des collectivités territoriales et des partenaires, en vue d’examiner et de consolider le document élaboré à l’issue d’un processus de concertation lancé en janvier 2025.
Venu représenter le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, le conseiller technique Cheikh Mbacké Cissé a souligné l’importance de ce document, qui doit permettre à l’État de disposer d’un cadre de référence pour orienter les actions en faveur de la bonne gouvernance, du respect des droits humains et de la promotion de la démocratie.
Il a également salué “le travail accompli par la direction de la Promotion de la bonne gouvernance et l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’élaboration de cette stratégie”.
“La bonne gouvernance est le socle de l’État de droit”, a-t-il rappelé, estimant qu’’elle ne saurait se limiter à l’adoption de textes, mais doit se traduire par une pratique quotidienne”.
Cheikh Mbacké Guissé a ainsi mis en exergue les dispositifs juridiques mis en place par le Sénégal, notamment les lois relatives à l’accès à l’information et à la protection des lanceurs d’alerte, qu’il a présentés comme des avancées dans le renforcement de la bonne gouvernance.
Le président du comité scientifique chargé de l’élaboration de la stratégie nationale de bonne gouvernance, Abdou Karim Lo, a indiqué que “le processus, engagé en janvier 2025, a été marqué par plusieurs ateliers de partage et des consultations citoyennes destinées à recueillir les avis et propositions des différentes parties prenantes”.

Il a précisé que “le document aborde plusieurs domaines, notamment la justice, la démocratie, les finances publiques, le contrôle de l’action publique, la décentralisation, la gouvernance des industries extractives, ainsi que les questions de paix, de sécurité et d’intégration africaine”.
Selon lui, ces thématiques sont étroitement liées aux enjeux de développement et nécessitent des mesures adaptées pour améliorer le fonctionnement des institutions et la gestion des affaires publiques.
Abdou Karim Lo a néanmoins relevé “plusieurs défis liés à la qualité du service public, l’accueil et l’orientation des usagers, la numérisation de l’administration, ainsi que la transparence des finances publiques, la probité et à l’intégrité dans la gestion publique”.
Il a, par ailleurs, signalé que “le contrôle de l’action gouvernementale par l’Assemblée nationale relève des prérogatives constitutionnelles de cette institution”.
L’atelier de validation technique doit permettre aux participants de formuler des observations et des recommandations en vue de consolider la stratégie nationale de bonne gouvernance avant son adoption en Conseil des ministres.
DS/ABB

