Matam : Angle Fadel, en hommage à Fadel Mesto, un commerçant venu du Liban par le fleuve
Matam : Angle Fadel, en hommage à Fadel Mesto, un commerçant venu du Liban par le fleuve

SENEGAL-INDEPENDANCE-PATRIMOINE

Matam, 3 avr (APS) – La place où se tient la célébration de la fête de l’indépendance porte le nom de Fadel Mesto, un commerçant venu du Liban par le fleuve pour s’installer à Matam et y mener des activités commerciales. Ses enfants ont également poursuivi ces activités qui tournent au tour du commerce, de la brasserie, de la boulangerie.

Dans la commune de Matam, le site où est célébrée la fête de l’indépendance fait désormais partie du quotidien des matamois.

L’homme d’affaires a beaucoup investi dans la commune de Matam et à Ourossogui.

En provenance  de Ourossogui, la route mène tout droit vers ce lieu devenu symbolique. Ici, on retrouve des commerces, des restaurants, des endroits où se stationnent des motos ”Jakarta” et autres réparateurs de ces engins.

Des banques et une pharmacie et de grandes maisons occupent aussi le long de cette avenue dénommée Angle Fadel.

”Fadel Mesto est venu à Matam vers les années 1940 par le fleuve, car la ville disposait d’un port et Matam était un lieu de commerce. Venu du Liban, il a par la suite beaucoup investi tout autour de sa maison. On peut citer une boutique, une boulangerie, une brasserie”, explique Madiagne Fall, natif de Matam et animateur dans une radio communautaire.

A l’époque, ajoute-t-il, plusieurs maisons très spacieuses constituaient le voisinage, notamment celle des Ndiaye, Camara, Bâ, Ngom ou encore celle des Diaw, le père de l’actuel maire de la commune de Matam.

Pour M. Fall, quelques années après son arrivée, il a trouvé une maison qui fait face aujourd’hui au siège d’une banque, précisant qu’il avait aussi installé un dancing, sans oublier la boulangerie.

”Tous ces investissements ont fait de sorte que cette angle a été dénommée ”Angle Fadel” grâce aux boutiques dont Fadel était le propriétaire. Aujourd’hui, sa descendance continue de perpétuer son travail en gardant l’identité de la famille à travers les secteurs d’activités dans lesquels Fadel avait investis”, poursuit Madiagne Fall.

A Ourossogui, un de ses petits-fils tient une brasserie. La famille a géré  une salle de cinéma dans les années 90.

AT/OID/ASB