SENEGAL-AFRIQUE-CULTURE
De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène
Abidjan, 14 avr (APS) – La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a inauguré lundi soir, au palais de la Culture de Treichville, à Abidjan, un espace dédié à la créativité africaine, dans le cadre de la 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA).
Plusieurs personnalités du gouvernement ivoirien, des artistes parmi lesquels le koriste sénégalais Abdoulaye Cissokho, ont pris part à l’inauguration de ce nouvel espace dénommé “Village de l’innovation culturelle”.
S’adressant aux artistes, créateurs, techniciens et designers mobilisés, les “âmes du Village de l’innovation”, la Première dame a salué leur talent et leur contribution à la vitalité culturelle du continent.
“Mes salutations vont à l’ensemble des artistes, créateurs, danseurs, designers et techniciens mobilisés pour donner vie à ce Village de l’Innovation. Vous êtes l’âme de ce magnifique espace que nous visitons ce soir. Félicitations pour vos talents respectifs”, a-t-elle dit.
Elle a aussi souligné le rôle majeur joué par le MASA dans la promotion des arts vivants africains depuis sa création 1993, sous l’impulsion de la ministre ivoirienne de la Culture de l’époque, Henriette Dagri Diabaté.

“Le MASA s’est imposé comme une vitrine de la création et du spectacle africain. Cet évènement majeur favorise la mise en relation entre les diffuseurs et les artistes, mais aussi la promotion des industries culturelles et créatives comme vecteur de développement économique pour les pays africains”, a souligné Mme Ouattara.
En quatorze éditions, cette scène polyvalente a fait d’Abidjan “une capitale incontournable des arts vivants”, a-t-elle dit, ajoutant que la culture “n’est plus uniquement un sujet de divertissement, elle est aussi et surtout une source de rapprochement et d’essor des peuples à laquelle il importe de porter une attention particulière”.
Le “Village de l’innovation culturelle” marque une nouvelle étape dans l’évolution du MASA et met en exergue des inventions faites par des Africains, notamment celle de l’Ivoirien Frédéric Bruly Bouabré (1923-2014), dessinateur poète et inventeur de l’écriture bété.

Dans cet espace, il s’agit de montrer, à travers dix œuvres du passé, que l’héritage n’est pas à conserver, mais représente “une infrastructure pour demain”.
Du tambour parleur Djidji Ayôkwé (mesure 3 mètres de long et pèse 430 kg) restitué à la Côte d’Ivoire en mars dernier à l’Ecole de Poro, chaque visuel installé sur des panneaux pose des questions aux contemporains.
“Cette installation n’est pas simplement un espace d’exposition, il s’agit d’une démonstration vivante du savoir-faire des talents locaux, capables de se réinventer, de dialoguer avec les technologies d’aujourd’hui et de nourrir une création culturelle qui se veut avant-gardiste”, a dit la Première dame de Côte d’Ivoire.
La directrice générale d’Orun Studios, Habyba Thierno, initiatrice de ce village, a rappelé l’importance de la création de ce village de l’innovation culturelle qu’elle présente comme “un incubateur”.
Orun Studios est une maison de récits spécialisée la narration visuelle, l’animation et la création immersive, dont l’ambition est de repositionner le continent africain comme auteur de ses propres mondes, à travers un langage visuel contemporain.
La cérémonie d’inauguration a été clôturée par un défilé hommage à des artistes ivoiriens tels le défunt Dj Arafat, le reggaeman Alpha Blondy, entre autres.
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