ABIDJAN-AFRIQUE-CULTURE
De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kine Sène
Abidjan (Côte d’Ivoire), 11 avr (APS) – Le spectacle d’ouverture de la 14e édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa), bâti sur le thème du retour à un village imaginaire, vise à célébrer les artistes, la créativité et les arts vivants, a déclaré à l’APS son concepteur, le chorégraphe ivoirien Georges Momboye.
Il est intitulé “Le Masa vous parle au rythme des arts vivants, l’élévation des peuples”.
A quelques heures de l’ouverture officielle de cette édition 2026 du Masa (11-18 avril), prévue ce samedi à 18heures 30 au Palais de la Culture de Treichville, dans la capitale ivoirienne, Momboye et son équipe étaient à pied d’œuvre samedi matin pour les derniers réglages.
“Arrêtez, lance-il aux danseurs qui viennent de remonter sur scène, il y a un tempo non, il faut marcher sur le tempo”.
“L’idée ici, c’est qu’on est en phase de nettoyage, de précision, pour que ce matin les jeunes puissent vraiment prendre leurs marques”, explique le chorégraphe, par ailleurs directeur du Ballet national de Côte d’Ivoire.
Il s’agit, à travers ce spectacle, de retourner vers un village imaginaire appelé Masadougou, pour réveiller l’âme de l’art et l’emmener vers le monde moderne, vers le monde urbain, ajoute-t-il.
“Cette âme de l’art sera ensuite transmise à la jeunesse, afin que les arts puissent encore vivre et briller comme toujours”, explique-t-il entre deux séances de répétition.
Il estime que cette chorégraphie se veut “une renaissance et plus exactement la célébration des artistes, de la créativité, de la création, de l’art vivant”.
Le slameur ivoirien Nin’wlou, alias “Grand quelqu’un”, et la conteuse Flopy, de son vrai nom Kouadio Affoué, sont des acteurs de ce spectacle devant mobiliser 200 jeunes danseurs au total, y compris des acrobates venus de toute la Côte d’Ivoire et des quatre coins du monde.
Georges Momboye considère la réalisation de ce spectacle comme ”un challenge”.
“C’est vrai que porter un tel spectacle d’ouverture comme ça, ce n’est pas une nouveauté pour moi, mais c’est toujours un challenge, un honneur pour moi de pouvoir mettre en valeur la culture africaine en général, et puis la Côte d’Ivoire en particulier, parce que c’est mon pays”, a-t-il indiqué.
‘’C’est l’image, c’est la carte d’identité du marché festival, insiste-t-il à propos du spectacle d’ouverture du Masa. Après cela, quand on rentre dans l’univers, on est plus à l’aise. Et puis il y a ensuite une belle clôture”, ajoute Momboye.
Le chorégraphe ivoirien est connu de la scène artistique sénégalaise pour avoir assuré la chorégraphie de la cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Festival mondial des arts nègres, en 2010.
Seize ans après, l’artiste international en garde un souvenir resté intact.
“J’ai été tellement fier, très fier, d’avoir travaillé au Sénégal pour la cérémonie d’ouverture du Fesman. C’était mémorable, Je les aime les Sénégalais, je les adore”, dit-il avec nostalgie.
Georges Momboye a été formé très jeune à la danse africaine avant d’élargir sa pratique au jazz classique et contemporain, notamment à l’école Alvin Ailey à New York, au Etats-Unis.
Installé en France depuis 1992, il fonde à Paris le Centre de danses pluri-africaines, un lieu dédié à la valorisation et à la transmission des danses africaines.

FKS/BK/SBS

