Lutte contre la drogue : le Sénégal mise sur la réduction des effets et de la menace (responsable)
Lutte contre la drogue : le Sénégal mise sur la réduction des effets et de la menace (responsable)

SENEGAL-SANTE-SOCIETE

Dakar, 18 juin (APS)-Le coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue (CILD), le commissaire divisionnaire Idrissa Cissé, a affirmé, jeudi à Dakar, que le Sénégal adopte une politique de réduction des effets et de la menace de la drogue face à l’ampleur du phénomène.

‘’Une société se jauge par rapport à la réaction d’un phénomène donné. Le trafic de drogue va persister. On ne va pas vous promettre qu’il va s’arrêter. La logique et la politique, c’est la réduction. C’est un phénomène qui ne sera jamais éradiqué’’, a déclaré le commissaire Cissé.

Il animait une conférence de presse en prélude du lancement de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre la drogue prévue du 19 au 26 juin. Le thème est axé sur ”Problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes’’.

”Lorsqu’on va dans le sens de réduire, forcément il y a des subsides qui vont persister. Mais nous mettons toutes nos forces pour réduire la menace et l’offre”, a poursuivi le coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue

‘’Le phénomène va persister dans le temps. Notre objectif c’est de ne pas l’éradiquer. Mais réduire la menace et les effets’’, a insisté le commissaire divisionnaire Idrissa Cissé.

Il cite les drogues de synthèse comme faisant partie des drogues ”qui posent beaucoup plus d’acuité”.

‘’Le plus inquiétant, ce sont les drogues de synthèse, les drogues synthétiques. C’est un défi majeur, c’est un casse-tête, parce qu’on ne peut pas dénombrer avec exactitude combien de types de drogues synthétiques sont en circulation dans la sous-région”, a regretté le coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue.

Il a par ailleurs salué la vaillance de notre armée nationale qui veille au grain en détruisant, au besoin, des champs de culture de chanvre.

Idrissa Cissé a relevé les difficultés de la lutte contre la circulation de certains types de drogue comme la cocaïne. ”Il  y a tout un débat parce que souvent la cocaïne est en transit, et sa circulation est assurée par des relais locaux qui servent à recycler cette drogue”, a-t-il expliqué.

Face à cette situation, Idrissa Cissé privilégie une approche fondée sur ”la prévention, la sensibilisation et la prise en charge des personnes souffrant d’addiction”.

Lutte contre la drogue : le Sénégal mise sur la réduction des effets et de la menace (responsable)

”Nous ne devons pas considérer ces personnes comme des criminels”, a-t-il déclaré, estimant qu’une réponse exclusivement répressive ne permet pas de traiter efficacement le phénomène de l’addiction.

Le coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue a insisté sur la nécessité de protéger la jeunesse, estimant que ”l’avenir du pays dépend de sa capacité à prévenir les conduites addictives et à accompagner les personnes concernées vers des structures de soins adaptées”.

NSS/MTN