SENEGAL-UNIVERSITE-ECHANGES
Dakar, 29 jan (APS) – L’École doctorale-Arts, Cultures, Civilisations (ÉD-ARCIV) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar annonce qu’elle va abriter, du 3 au 5 février 2026, la première édition de ses Doctoriales dont le thème général porte sur ‘’Recherche scientifique et transversalité des savoirs : enjeux, défis et perspectives pour l’Afrique’’.
Cette rencontre scientifique vise à créer un “cadre collaboratif et transversal de réflexion et de formation, dans un contexte marqué par des défis persistants pour la recherche africaine, notamment le déficit d’infrastructures technologiques, le manque de financements, la faiblesse des partenariats durables avec les acteurs socio-économiques et le cloisonnement des savoirs académiques et endogènes”, peut-on lire dans un document du comité scientifique transmis à l’APS.
Ces Doctoriales ambitionnent de réunir, durant trois jours, plus d’une trentaine d’enseignants-chercheurs et environ 150 doctorantes et doctorants de l’ÉD-ARCIV de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le programme prévoit près d’une centaine de communications orales réparties en seize panels thématiques, organisés en sessions parallèles, indique la même source.
Chaque thématique sera introduite par une conférence préliminaire et clôturée par une synthèse en séance plénière, offrant aux participants un espace d’échanges interdisciplinaires, de réflexion méthodologique et de dialogue constructif sur les enjeux stratégiques de la recherche en Afrique, renseignent les organisateurs.
Ils soulignent que, ces Doctoriales s’inscrivent dans une dynamique de “changement de paradigme visant à promouvoir une approche holistique et interdisciplinaire de la recherche scientifique, afin de mieux répondre aux enjeux sociétaux contemporains et de renforcer la contribution du savoir au développement socio-économique du continent”.
Cette rencontre scientifique se propose également de constituer un cadre collaboratif transversal où les jeunes chercheurs peuvent acquérir une solide culture scientifique et des compétences dans tous les domaines frontaliers à leur champ et objet d´études spécifiques, indique la même source.
Poursuivant, elle souligne que dans le paysage actuel des connaissances multidisciplinaires en rapide évolution, “il importe donc de favoriser la collaboration nationale et internationale, en opérant un changement de paradigme dans la manière dont nous concevons, produisons et valorisons les savoirs sur l´Afrique”.
Dans cette perspective, ajoute le texte, “le continent doit devenir son propre centre, et la recherche scientifique, notamment africaine, doit être axée sur les problèmes et les préoccupations propres à nos sociétés”.
SMD/MTN

