L’UA salue la ‘’vitalité remarquable’’ de l’économie africaine  
L’UA salue la ‘’vitalité remarquable’’ de l’économie africaine  

SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Dakar, 7 mai (APS) – La commissaire chargée du développement économique, du commerce, du tourisme, de l’industrie et des mines à l’Union africaine (UA), Francisca Tatchouop Belobe, a salué, jeudi, à Dakar, la ‘’résilience’’ et la ‘’vitalité remarquable’’ de l’économie africaine, dans un monde confronté à des ‘’turbulences’’.

‘’Dans ce contexte en profonde transformation, l’Afrique fait preuve d’une vitalité remarquable. Malgré les turbulences extérieures, les perspectives pour l’année 2026 de la Banque africaine de développement confirment notre élan’’, a-t-elle dit à l’ouverture d’une réunion du bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.

‘’Douze des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde sont africaines, et 22 pays [du continent africain] ont eu une croissance supérieure à 5 %’’ en 2025, a-t-elle signalé.

Mme Belobe pense, sur la base de ces données, que l’Afrique ‘’s’affirme comme le nouveau moteur de la prospérité mondiale’’.

La ‘’polycrise’’ actuelle, une conséquence des guerres et des chocs climatiques, est à la fois un défi et une opportunité pour le continent, a-t-elle dit en s’exprimant au nom de la Commission de l’Union africaine.

‘’Si cette polycrise met à l’épreuve les mandats traditionnels des banques centrales, elle agit surtout comme un catalyseur pour une intégration monétaire plus profonde et une résilience financière accrue’’, a analysé Francisca Tatchouop Belobe.

Elle précise que les banques centrales africaines ne sont plus de simples observateurs de l’inflation.

Bâtir ‘’un système financier africain intègre, résilient et prospère’’

À son avis, elles sont devenues ‘’des architectes actifs de la souveraineté économique’’ du continent.

La commissaire africaine a félicité les gouverneurs des banques centrales africaines pour ‘’les progrès importants’’ réalisés dans l’affinement de la communication monétaire, la protection de la croissance et la diversification des financements.

L’Institut monétaire africain (IMA), que les pays africains veulent mettre en place au Nigeria, en septembre prochain au plus tard, est ‘’un levier’’ d’harmonisation des politiques monétaires africaines et de renforcement de la capacité du continent à absorber les chocs exogènes, a-t-elle expliqué.

‘’L’IMA est le point indispensable vers la Banque centrale africaine’’, a ajouté Francisca Tatchouop Belobe, rappelant que les statuts de cette institution d’émission monétaire ont été adoptés lors du 39e sommet de l’Union africaine, en février dernier.

La commissaire de l’Union africaine salue ‘’le leadership’’ dont a fait preuve le Nigeria pour l’installation de l’IMA, un organe transitoire chargé de préparer la création de la future banque centrale africaine.

Elle assuré les banques centrales réunies au sein de l’ABCA de l’engagement de la Commission de l’Union africaine à travailler ‘’main dans la main’’ avec elles pour bâtir ‘’un système financier africain intègre, résilient et prospère’’.

MK/ESF