Louga : les besoins en enseignants restent importants (IA)
Louga : les besoins en enseignants restent importants (IA)

SENEGAL-EDUICATION-POINT

Louga, 14 oct (APS) – Les cours ont effectivement démarré dans les établissements scolaires de la région de Louga (nord-ouest), où les dispositions administratives, pédagogiques et sanitaires ont été prises pour assurer une rentrée progressive, malgré un déficit de plus de 300 enseignants et des besoins persistants en équipements, a indiqué l’inspecteur d’académie (IA), Siaka Goudiaby.

M. Goudiaby note, dans un entretien avec l’APS, que les enseignants nouvellement affectés et ceux déjà en poste ont rejoint leurs établissements. Les chefs d’établissement et directeurs d’école ont également pris les dispositions nécessaires pour la mise en place des emplois du temps et l’organisation des activités pédagogiques, a-t-il dit

Malgré ces avancées, la question du personnel enseignant demeure une préoccupation majeure pour l’académie de Louga dont les besoins cumulés, du préscolaire au u moyen et du secondaire, dépassent les 300 enseignants, selon Siaka Goudiaby.

Moins d’une centaine d’enseignants destinés au moyen et au secondaire ont été reçus et sont en cours de déploiement dans les collèges et lycées présentant des postes vacants.

Il fait observer que des besoins persistent dans plusieurs disciplines, notamment les mathématiques, les sciences physiques, l’espagnol, le français et l’histoire-géographie.

L’inspecteur d’académie dit compter sur les recrutements complémentaires annoncés par l’État, notamment dans le cadre du recrutement spécial de 2 527 enseignants, ainsi que sur l’arrivée prochaine d’enseignants actuellement en formation.

Il a souligné que ces besoins en personnel sont d’autant plus importants que l’académie de Louga ambitionne de rouvrir des écoles gelées et de répondre aux demandes de création de nouveaux établissements.

Des écoles restent fermées dans les départements de Louga, Kébémer et Linguère, pour différentes raisons, signale Siaka Goudiaby.

À Linguère, certaines fermetures s’expliquent notamment par la transhumance, qui entraîne le déplacement des élèves avec leurs familles et réduit les effectifs scolaires dans certaines localités.

Face à cette situation, les autorités éducatives privilégient souvent le redéploiement des enseignants vers les établissements qui accueillent davantage d’élèves, dans un souci de rationalisation des ressources humaines.

Dans le département de Louga, près de 90 écoles seraient gelées depuis plusieurs années.

À l’issue d’un travail d’identification, l’inspection de l’éducation et de la formation a proposé une soixantaine d’établissements susceptibles d’être rouverts en priorité, selon Siaka Goudiaby.

À Kébémer également, des visites ont permis de recenser des écoles construites et équipées, mais qui n’ont jamais fonctionné, ainsi que d’autres établissements abandonnés après leur ouverture.

Certaines fermetures seraient liées à la préférence de familles pour l’enseignement arabo-islamique ou franco-arabe.

L’inspecteur d’académie a toutefois insisté sur la nécessité de disposer d’un personnel suffisant pour concrétiser la réouverture de ces structures et répondre aux attentes des populations.

En plus du déficit d’enseignants, certains établissements restent confrontés à des besoins en matériel de reprographie et en équipements permettant de reproduire les supports pédagogiques, les compositions et les devoirs.

Les questions d’hygiène, l’amélioration progressive de l’environnement scolaire et le renforcement de la présence des élèves feront également l’objet d’un suivi, conformément aux instructions données par la gouverneure de Louga.

Siaka Goudiaby a assuré que les services académiques poursuivront les démarches auprès des autorités compétentes afin que les besoins non encore satisfaits soient pris en compte, tout en utilisant les ressources disponibles pour garantir la continuité des enseignements et favoriser la réouverture des écoles prioritaires.

CMS/HB/BK