Dakar, 15 mars (APS) – L’Office national de formation professionnelle (ONFP) a signé vendredi avec la Fédération nationale des professionnels de l’habillement du Sénégal (FENAPH) une convention de partenariat portant sur la formation de 21.000 artisans.

“Aujourd’hui, 60% des métiers d’avenir ne sont pas connus parce qu’ils ne sont pas formalisés, alors que les jeunes ont besoin d’être accompagnés dans l’entreprenariat”, a souligné le directeur général de l’ONFP, Mamadou Mouniry Ly, pour justifier ce partenariat avec les professionnels de l’habillement.

L’objectif de l’ONFP est d’arriver, sur le long terme, à former “21 mille artisans qui seront scindés par cohorte”, a précisé son directeur général.

Il estime que ”dans un monde dynamique, il faut s’adapter à toutes les situations surtout quand on parle de métiers”.

“Il s’agit de faire en sorte que ces acteurs soient certifiés pour qu’ils puissent évoluer dans leur secteur”, a-t-il expliqué, en assurant qu’à l’issue de leur formation, les titres qui seront délivrés aux artisans de l’habillement seront des qualifications reconnus par les branches professionnelles.

Il a donné l’exemple d’un tailleur donné, qui peut être reconnu au Sénégal, mais une fois hors du pays, il “peut ne pas être considéré comme un professionnel car ne détenant aucun diplôme qui en fait un professionnel. Cela pose problème”.

Un tel partenariat vient à son heure, selon le président de la Fédération nationale des professionnels de l’habillement du Sénégal (FENAPH).

“Nous sommes une fédération qui tourne autour de mille membres sur l’ensemble du territoire national, mais nous avons énormément de membres à former”, a indiqué M. Guèye.

Au Sénégal, a-t-il relevé, ”il y a des milliers de chômeurs à absorber et l’industrie du vêtement est un secteur où le chômage peut être éradiqué grâce à la formation”.

Il a expliqué que certaines entreprises industrielles font plus de 500 travailleurs, et si on arrive à les former, ”un grand pas sera fait dans la lutte contre le chômage des jeunes”.

Pour le Président de la fédération des professionnels de l’habillement, il s’agit également de maintenir ces jeunes sur place “pour éviter qu’ils s’engagent dans l’émigration clandestine”, avec le risque qu’ils perdent “leur vie dans l’océan ou dans le désert”.

Ainsi, la certification des membres qui seront formés leur permettra d’être compétitifs sur le marché national et international, selon Pathé Guèye.

”Si nous voulons postuler pour un marché”, par exemple, “nous n’avons aucun document qui montre que nous sommes des professionnels de la mode”, a-t-il déploré.

NSS/ADL/BK

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