MONDE-SANTE
Dakar 15 juil (APS) – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré avoir entamé mardi un premier essai clinique d’un traitement préventif destiné à freiner la propagation du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC).
‘’Chaque progrès commence par l’espoir. Un nouvel essai clinique, appelé EBO-PEP, vient de commencer. Il teste un traitement préventif après exposition (PEP) avec l’obeldesivir contre le virus Ebola Bundibugyo’’, indique notamment l’agence onusienne dans un message publié sur le réseau social X.
L’Organisation mondiale de la santé table sur une accélération de la prévention si ce traitement venait à fonctionner chez les personnes à haut risque.
Son directeur général, Tedros Adhanom parle d’une ‘’avancée majeure’’ qui vise à évaluer l’efficacité de la prophylaxie post-exposition (PEP) l’antiviral obeldesivir sur des patients ayant été en contact avec des cas confirmés.
Un essai clinique est une étude scientifique réalisée sur des êtres humains volontaires dans le but d’améliorer la prise en charge et le traitement des patients.
Le médicament expérimental sera administré à 1.000 adultes et enfants âgés de plus de douze ans recrutés en RDC et en Ouganda.
‘’Les participants doivent avoir été en contact direct, au cours des cinq jours précédents, avec un patient confirmé, le corps d’une personne infectée ou une aiguille contaminée’’, précise l’organisation mondiale de la Santé.
Selon les autorités sanitaires congolaises, à la date du 13 juillet, le pays enregistre 2011 cas confirmés dans cinq provinces, 753 patients en isolement ou hospitalisation, 366 personnes guéries, 754 décès avec un taux de létalité global de 37,5%”.
La même source mentionne que 12.430 contacts cas confirmés sont suivis avec un taux de suivi de 67,4% en deçà de l’objectif opérationnel recommandé de 95%.
Le rapport de l’OMS indique que le profil de mortalité révèle les mêmes retards dans la détection et la prise en charge. Au cours de la période examinée, 205 décès parmi des cas confirmés ont été recensés, dont près de 68% sont survenus en dehors des structures de traitement.
De plus, 114 personnels de santé et intervenants de première ligne ont été infectés, dont 36 sont décédés, fait savoir l’OMS.
FD/AKS/ASB
