SENEGAL-MEDIAS-TECHNOLOGIE-VERIFICATION
Dakar, 12 fév (APS) – La fact-checkeuse ou vérificatrice des faits Eve Sokeng, soulignant les avantages de l’usage de l’Intelligence artificielle dans son travail, déclare adopter cet outil technologique non pas comme un remplaçant, mais plutôt comme un accélérateur de vigilance.
“En tant que journaliste fact-checker, je traite l’IA non pas comme un remplaçant, mais comme un accélérateur de vigilance, au vu du volume et de la vitesse de propagation des fake news”, a-t-elle dit dans un entretien à l’APS.
L’éditrice à PesaCheck, un organisme panafricain spécialisé dans la lutte contre la désinformation, a pointé les limites de l’humain dans la traque des flux importants d’infox, surtout des images et des vidéos générées par l’IA.
“Là où une équipe de rédaction surveille quelques dizaines de sources, l’IA peut ingérer en temps réel des flux provenant, par exemple, de millions de comptes sur les réseaux sociaux, en identifiant instantanément des modèles de propagation comme un même texte publié par des centaines de comptes différents à la seconde près. Ce qui est physiquement impossible pour un humain”, a-t-elle indiqué.
Dans ce cas de figure, note la fact-checkeuse, c’est l’IA qui arrête l’IA, d’autant que cette technologie, si elle est utilisée à bon escient, agit comme un filtre de premier niveau en indexant les contenus selon leur potentiel de dangerosité ou de fausseté.
S’exprimant sur le thème de la Journée internationale de la radio célébrée chaque 13 février, et dont le thème porte cette année sur “Radio et Intelligence artificielle”, Eve Sokeng invite les journalistes de radio et les professionnels des médias de manière générale à ne pas succomber à la tentation du scoop par un “usage pervers” de cette technologie de pointe.
ABB/BK

