SENEGAL-SANTE
Dakar, 15 avr (APS) – L’espérance de vie est passée de 67 à 69 ans de 2015 à 2025 au Sénégal, grâce à l’apport crucial de la science pour améliorer le système sanitaire sénégalais, a déclaré mercredi le professeur Ibrahima Seck, chef du service de la Médecine préventive et de la santé publique à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
”La transformation concrète du système de santé sénégalais par la science s’est traduite par des progrès sanitaires observés depuis une décennie”, a-t-il dit, citant en exemple l’évolution de l’espérance de vie au Sénégal qui est passée de 67 à 69 ans de 2015 à 2025.
Durant cette même période, a-t-il poursuivi,’’ il y a également la baisse de la mortalité néonatale (décès au cours du premier mois de vie) qui est passée de 39 à 21 pour 1000 naissances vivantes’’.
Le professeur Ibrahima Seck animait un panel centré sur le thème de la journée mondiale de la santé : ‘’Investir collectivement dans l’innovation et les politiques fondées sur les preuves pour accélérer la Couverture sanitaire universelle (CSU) au Sénégal’’.
L’institut Pasteur de Dakar a organisé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé une table ronde pour célébrer cette journée.
Parmi les progrès sanitaires observés au Sénégal grâce à la science, le professeur Seck a également souligné la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 48 à 31 pour 1000 naissances vivantes et un taux de mortalité maternelle passé de 392 décès pour 100 000 naissances vivantes à 153 en 2023.
Le chef du service de la Médecine préventive et de la santé publique à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) affirme que la science au service de la santé a permis aussi une transformation réelle et concrète du système de santé sénégalais avec l’amélioration significative de l’accès aux soins.
‘’Grace au développement de la santé numérique, grâce à de nombreuses plateformes un médecin peut consulter à distance aujourd’hui, prendre rendez-vous en ligne ou encore suivre l’évolution d’une maladie sans se déplacer’’, a-t-il salué, citant la contribution cruciale de la télémédecine et l’intelligence artificielle.
‘’Cette évolution a permis la réduction des inégalités géographiques et le rapprochement des patients aux professionnels de santé’’, a dit M. Seck.
Selon lui, ‘’ces innovations sont particulièrement utiles dans les zones rurales où les infrastructures médicales sont parfois insuffisantes”.
Au-delà de l’aspect médical, le professeur Ibrahima Seck, indique que la découverte de certains médicaments et vaccins a permis de réduire considérablement les morbidités et mortalités, et donc d’améliorer la santé des populations, de réduire les maladies infantiles mortelles évitables par la vaccination.
Le docteur N’da Konan Michel Yao, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé, estime pour sa part que ”la science est le moteur d’innovations pour des solutions sanitaires efficaces”.
”Elle permet de comprendre les défis sanitaires et de répondre efficacement grâce à des données probantes générées’’, a-t-il ajouté, plaidant pour une prise de décision fondée sur la recherche scientifique.
”Sans capacité scientifique locale, il ne peut avoir de souveraineté’’, a prévenu M. Yao.
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