Les tensions entre l’exécutif et le législatif au menu des quotidiens
Les tensions entre l’exécutif et le législatif au menu des quotidiens

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 10 juil (APS) – L’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale sur fond de tensions entre l’exécutif et le législatif et d’autres sujets sont au menu des quotidiens reçus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

”L’Assemblée nationale ouvre, ce lundi 10 août 2026, une session extraordinaire au contenu particulièrement chargé’’, selon Sud Quotidien, soulignant qu’au-delà ‘’de la portée politique des textes inscrits à l’ordre du jour, par le Bureau, cette session est surtout un nouveau test pour la majorité parlementaire, confrontée à une exigence désormais incontournable celle faire adopter des textes juridiquement solides et conformes aux prescriptions constitutionnelles’’.

Le journal signale qu’au cœur des travaux soumis à la plénière, ‘’figurent le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail, le projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale et le projet de loi n°25/2026 relatif à la protection des infrastructures d’information critiques et à la sécurité numérique’’.

A ces textes, note Sud ‘’s’ajoutent deux propositions de loi politiquement plus sensibles. La proposition de loi n°33/2026 portant modification de l’article 37 de la Constitution et la proposition de loi n°34/2026 relative au régime juridique des crédits spéciaux, autrement dit aux +fonds politiques+’’.

Le journal estime que ‘’cette dernière proposition déjà au centre du débat politique, pourrait raviver les tensions qui avaient contribué à la rupture du tandem Diomaye-Sonko. Sa discussion au Parlement sera donc suivie avec une attention particulière, d’autant qu’un nouveau bras de fer entre l’Exécutif’’.

Selon Les Echos aussi, ‘’l’hémicycle de la Place Soweto s’apprête à accueillir les députés en session extraordinaire dans un climat de vive tension institutionnelle’’.

Le journal souligne que la proposition de loi n°33/2026, portée sous la XVe Législature par le député Amadou Ba n°2, ‘’visant à modifier l’article 37 de la Constitution dissimule à peine la bataille de pouvoir implacable qui oppose désormais l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko au Président Bassirou Diomaye Faye’’.

”Officiellement, explique la publication, le texte ambitionne d’imposer au chef de l’État une obligation stricte : déclarer l’intégralité de son patrimoine au Conseil constitutionnel à la fin de son mandat, exactement dans les mêmes conditions qu’à son entrée en fonction’’.

Pour Le Quotidien, la session extraordinaire ravive le bras de fer au cœur de l’Etat’’.

”L’ouverture d’une session extraordinaire au Parlement sénégalais, ce matin, remet au premier plan les vives tensions politiques et institutionnelles entre l’Exécutif et le Législatif frondeur. Tandis que les débats s’annoncent houleux dans l’Hémicycle, une véritable course à la massification s’est engagée sur le terrain entre la majorité présidentielle, portée par Kiiraay -Les patriotes républicains, et l’opposition parlementaire, incarnée notamment par Pastef-Les patriotes. Une bataille d’ex-frères qui n’est plus feutrée, mais un duel à mort… politique’’, écrit le journal.

L’As note qu’en meeting à Dahra, Ousmane Sonko ‘’charge encore le pouvoir de Diomaye’’.

”A l’approche des prochaines échéances électorales, le ton monte au sein de la mouvance politique. Dans une charge virulente contre le pouvoir, Ousmane Sonko dénonce une prétendue réorganisation de l’ancien système au sein du parlais, accuse certaines institutions d’être instrumentalisées et appelle les militants de PASTEF à rester unis, vigilants et surtout à ne pas céder aux provocations’’, rapporte la publication.

OID