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Saint-Louis, 14 juil (APS) – La gestion des regions frontalières nécessite une approche partculière justifiant l’option du Sénégal d’impliquer les communautés, a déclaré, mardi, le gouverneur de Saint-Louis, Al Hassan Sall.
”La manière de gérer une région frontalière est différente de celle d’une région qui ne l’est pas”, a-t-il dit, à l’issue d’une réunion de la Commission régionale de gestion des frontières (CRGF) consacrée au partage de la Politique nationale de gestion des frontières (PNGF).
Selon le gouverneur de la région de Saint-Louis, ”les frontières riment souvent avec un certain nombre de vices liés aux trafics illicites, aux flux migratoires, aux échanges commerciaux et parfois aux conflits”.
Le Sénégal a mis en place une politique nationale de gouvernance des frontières, basée sur un certain nombre de principes, dont l’implication des communautés, selon M. Sall.
Il s’agit de travailler avec les communautés et de faire en sorte que les relations soient bonnes, a-t-il expliqué.
Il s’agit également, selon lui, de renforcer les infrastructures au niveau de ces circonscriptions et de ces localités transfrontalières, de façon à ce que les populations puissent disposer d’un certain nombre de commodités.
Il faut ainsi veiller à ce que le développement territorial de ces localités soit assuré, avec une implication réelle des communautés, des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs, a insisté Al Hassan Sall.
Il estime que la sécurité doit être assurée au niveau des zones transfrontalières à travers une présence marquée des forces de défense et de sécurité, mais aussi de l’armée qui veille sur l’intégrité du territoire national.
”Donc, c’est dire que cette politique est basée sur l’implication des communautés, sur une approche économique et sur une approche sécuritaire globale”, a poursuivi Al Hassan Sall.
Dans son entendement, cela intègre la santé, l’environnement, le développement économique de manière générale.
M. Sall considère par ailleurs que les initiatives communautaires d’échanges culturels et économiques favorisent une bonne cohabitation entre les communautés voisines.

Mohamed Mountaga Diallo, consultant de la Commission régionale de gestion des frontières a mis l’accent sur la particularité de Saint-Louis, qui possède les quatre formes de frontières possibles : terrestre, maritime, aérienne et fluviale.
La Politique nationale de gestion des frontières a été élaborée à la suite d’une recommandation du Parlement africain invitant les États à se doter d’une politique de gouvernance des frontières, a-t-il rappelé.
”L’objectif, c’est qu’à l’horizon 2034, le Sénégal puisse disposer de frontières connues, reconnues, sécurisées et où les populations vivent dans la paix, dans la tranquillité, avec les meilleures conditions de développement”, a expliqué M. Diallo.
La Politique nationale de gestion des frontières du Sénégal s’articule autour de six axes principaux, dont la délimitation, la démarcation et la réaffirmation des frontières.
L’amélioration de la gouvernance sécuritaire des populations et des zones frontalières, ainsi que la coopération transfrontalière, figurent parmi ces axes, selon M. Diallo.
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