SENEGAL-ECONOMIE-PERSPECTIVES
Dakar, 13 avr (APS) – La directrice du développement du secteur privé au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Diouldé Soumaré, a réitéré, lundi, la volonté des pouvoirs publics de favoriser l’émergence d’un secteur privé fort et compétitif à travers les orientations de la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement (SNDSPI).
“On compte sur le secteur privé parce que on a une stratégie qui le montre. Nous devons aujourd’hui avoir un secteur privé compétitif, créateur de richesses et d’emplois et moteur de la croissance endogène [attendue] dans les pôles territoires”, a-t-elle déclaré.
Mme Soumaré participait à un atelier de partage de la SNDSPI, organisé de concert avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).
Cette rencontre a été organisée par le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération dans le but de favoriser une compréhension plus approfondie des orientations stratégiques de la SNDSPI.
Selon Diouldé Soumaré, la stratégie de mise en œuvre de la SNDSPI s’appuie sur trois axes majeurs, dont la compétitivité des pôles territoires et la facilitation des affaires et de l’investissement privé. Elle a aussi cité l’appui à l’entreprise.

“Ce qu’on veut, c’est identifier les entités remarquables, ces entreprises qui vont pouvoir tirer tout un écosystème. Et le travail est déjà en cours”, a-t-elle assuré.
La directrice du développement du secteur privé a souligné qu’à travers le deuxième axe, il est prévu des “réformes structurantes” grâce au dialogue public privé.
“On va comprendre quelles sont les problématiques au niveau de chaque secteur d’activité, pour pouvoir mieux réformer et mettre en place des projets structurants que nous allons dérisquer, pour ensuite bien les financer”, a-t-elle expliqué.
Mme Soumaré note que le Sénégal dispose d’un modèle économique certes “dynamique” mais qui crée “peu de valeur”.
“On a un secteur privé qui doit devenir plus productif, car on n’arrive pas à transformer localement nos ressources, et c’est là l’enjeu”, a-t-elle signalé.
Elle a rappelé que la SNDSPI est un instrument stratégique d’opérationnalisation des ambitions économiques inscrites dans la Stratégie nationale de développement 2025-2029.
“Cette stratégie va au-delà d’une simple déclaration d’intention, elle incarne une volonté politique claire et assumée, pour lever de manière systémique les contraintes qui entravent encore le plein sort du secteur privé”, a indiqué Mouhamadou Bamba Diop, secrétaire général du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

L’élaboration de cette stratégie s’est faite à partir d’une démarche “rigoureuse, méthodique et inclusive”.
“Un dialogue structuré a été mené en mobilisant l’ensemble des parties prenantes afin de construire une vision partagée et opérationnelle”, a dit M. Diop.
D’où l’importance, selon lui, de s’arrêter “de temps en temps”, d’échanger sur la vie économique et sociale du pays et surtout de partager le travail qu’accomplit le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
Dialigué Faye, le président du COJES, estime qu’”une institution qui accepte d’expliquer, de se faire comprendre et de répondre aux interrogations citoyennes, renforce sa légitimité”.
Il a salué cette initiative qui témoigne, selon lui, d’une “volonté claire” de doter les journalistes économiques d’éléments d’analyse techniques “fiables” et “contextualisés”, afin de “favoriser un traitement médiatique rigoureux, pédagogique et responsable des réformes engagées”.
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