Les institutions de garantie africaines doivent devenir des ‘’instruments de transformation productive’’ des économies, selon Abdourahmane Sarr
Les institutions de garantie africaines doivent devenir des ‘’instruments de transformation productive’’ des économies, selon Abdourahmane Sarr

SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Dakar, 12 mai (APS) – Le ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a recommandé aux institutions de garantie d’Afrique de s’évertuer à devenir des instruments de transformation productive, de mobilisation et de structuration des économies africaines.

‘’Les institutions de garantie africaines doivent évoluer. Elles ne peuvent plus être considérées uniquement comme des instruments techniques d’atténuation du risque’’, a-t-il dit.

M. Sarr intervenait à une conférence de l’Association professionnelle des institutions de garantie d’Afrique (APIGA). Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) du Sénégal accueille ses pairs, pendant deux jours (11 et 12 mai), à Dakar, pour cette conférence de l’APIGA.

D’après lui, l’industrialisation, les infrastructures énergétiques et logistiques, la transformation agro-industrielle, l’innovation, l’économie numérique, les chaînes de valeurs régionales, ainsi que les petites et moyennes entreprises doivent être financées, de même que ‘’les champions africains capables de porter cette transformation’’.

‘’Dans cette perspective, les institutions de garantie doivent désormais devenir de véritables instruments de transformation productive, de mobilisation de l’investissement privé et de structuration des économies africaines’’, a suggéré le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

M. Sarr pense que ‘’sans une capacité productive compétitive, sans les financements nécessaires, sans des entreprises locales suffisamment solides, le risque est de voir persister un déséquilibre entre les économies africaines’’.

‘’Nous devons, donc, bâtir de véritables écosystèmes de financement du développement africain’’, a-t-il ajouté.

À ses yeux, les institutions de garantie doivent avoir des objectifs ‘’clairs’’ : réduire le coût du capital pour les entreprises africaines, mieux partager le risque et orienter davantage de ressources vers l’investissement productif.

‘’En permettant aux entreprises d’accéder plus facilement au crédit, les garanties contribuent à financer les investissements, [à] améliorer la productivité, [à] faciliter l’accès à des nouveaux marchés et [à] soutenir la création d’emplois’’, a expliqué Douglas Pearce, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Banque mondiale.

MFD/HK/ESF