Les franchises universitaires n’ont jamais été violées par l’Etat, affirme Daouda Ngom
Les franchises universitaires n’ont jamais été violées par l’Etat, affirme Daouda Ngom

SENEGAL-UNIVERSITES-CRISE

Dakar, 10 fév (APS) – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Daouda Ngom a affirmé, mardi, que les franchises universitaires ”n’ont jamais été violées par l’État”, revenant largement sur les dispositions de la loi 94-79 relative à la question.

‘’Je précise, à l’endroit des Sénégalais, que les franchises universitaires n’ont jamais été violées par l’État’’, a t-il dit au cours d’un point de presse organisé par le gouvernement en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, du ministre des Forces armées, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que de la porte-parole du gouvernement.

L’étudiant Abdoulaye Ba a trouvé la mort, lundi, lors d’échauffourées avec les forces de l’ordre, survenues dans l’enceinte de l’université, sur l’avenue Cheikh-Anta-Diop et la Corniche Ouest de Dakar.

Les étudiants dénoncent la fermeture de restaurants universitaires et une réforme relative aux bourses d’études.

Le ministre rappelle que l’article premier de la loi 94-79 dispose que les universités du Sénégal bénéficient d’un régime de franchises et libertés universitaires qui garantissent aux enseignants et étudiants, dans le respect des lois et règlements, les principes d’objectivité et de tolérance et l’exercice des libertés indispensables au développement de l’enseignement supérieur.

Toutefois, a-t-il ajouté, “l’article 2 est très clair en stipulant qu’en application d’un régime de franchises et libertés, l’espace universitaire est placé sous le statut d’autonomie de police administrative’’.

Daouda Ngom précise que le décret a défini ce qu’est un espace universitaire ”qui comprend les facultés, les unités d’enseignement et de recherche, les instituts et établissements d’enseignement supérieur”

”Cela veut dire que le campus social n’est pas pris en compte dans les franchises universitaires’’, a justifié le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

‘’Beaucoup de nos compatriotes font cette erreur. Le campus social, c’est comme un quartier de Dakar parce que dans beaucoup d’universités du Nord les campus sociaux se trouvent en dehors du campus pédagogique’’, ajoute le ministre en charge de l’Enseignement supérieur.

Il a par ailleurs relevé des ‘’défis immenses” auxquels le secteur de l’enseignement supérieur est confronté et qui requiert ‘’une grande introspection, une synergie des intelligences collectives et un sens élevé des responsabilités’’.

Un tel challenge impose, selon lui, une culture d’apaisement de la part de tous les acteurs du secteur de l’enseignement supérieur et un engagement constant de toutes les parties prenantes.

”Cet esprit a toujours animé la tutelle qui a privilégié les concertations à différentes échelles”, a fait valoir Daouda Ngom.

MF/HK/MTN