L’épargne, un levier de lutte contre la pauvreté et de financement du développement (ministre)
L’épargne, un levier de lutte contre la pauvreté et de financement du développement (ministre)

SENEGAL-ECONOMIE-FINANCE

Dakar, 25 oct (APS)-Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a souligné dimanche, l’importance de l’épargne dans la lutte contre la pauvreté, la protection des ménages contre les chocs économiques et le financement du développement.

‘’On ne peut pas promouvoir le développement s’il n’y a pas d’épargne’’, a-t-il déclaré, en marge d’une randonnée pédestre organisée conjointement par l’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIM) et la Direction de la microfinance et de l’inclusion financière, en prélude à la Journée mondiale de l’épargne, prévue le 31 octobre.

Selon le ministre, cette initiative vise à sensibiliser les populations sur l’importance de l’épargne, conformément aux orientations de la politique d’inclusion financière portée par les pouvoirs publics.  

Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation financière des ménages, afin de leur permettre de mieux gérer leurs ressources, d’anticiper les dépenses urgentes et de faire face aux imprévus.

En revenant sur  le sens du thème de cette édition annuelle ‘’Épargner aujourd’hui pour sécuriser demain : l’épargne au cœur de l’inclusion financière et de la résilience économique’’, Dr Alioune Dioneen charge de la microfinance estime que ‘’cette démarche contribue à réduire la vulnérabilité des ménages et à lutter contre la pauvreté’’.

Dr Alioune Dione a également mis en avant le rôle de l’épargne dans la mobilisation des ressources nécessaires aux investissements, soulignant que le développement économique ne peut être durable sans une capacité à épargner et à financer des projets.

Pour faire de l’épargne un levier d’inclusion financière, le ministère s’appuie notamment sur les actions d’éducation financière du Fonds d’impulsion de la microfinance (FIMF) et du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI).

Le FIMF mène, entre autres, des activités de formation destinées aux acteurs économiques regroupés en coopératives, comme lors d’une récente intervention à Kolda. Le FDMI développe, pour sa part, des actions de sensibilisation et de formation dans le domaine de la finance islamique.

Le ministre a estimé que, pour de nombreuses organisations de l’économie sociale et solidaire, ‘’les difficultés ne relèvent pas uniquement de l’accès au financement, mais également d’un déficit d’éducation financière’’.

Il a par ailleurs rappelé que l’épargne constitue déjà une pratique ancrée dans les habitudes des populations, à travers notamment les tontines et les Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).

L’épargne, un levier de lutte contre la pauvreté et de financement du développement (ministre)

L’enjeu, selon lui, est de mieux structurer ces mécanismes traditionnels afin de renforcer leur contribution à l’inclusion financière et à l’investissement.

Dans cette perspective, il a évoqué la mise en place d’un mécanisme de mutualisation des fonds au sein des coopératives productives solidaires, destiné à aider les populations à faire face aux difficultés financières et à mobiliser des ressources pour réaliser leurs projets.

‘’Si vous voulez construire une maison, vous n’allez pas faire toutes vos dépenses dans la consommation alimentaire’’, a-t-il illustré, soulignant la nécessité de dégager une capacité d’épargne pour investir et préparer l’avenir.

NSS/MTN/BK