SENEGAL-FORMATION-PERSPECTIVES
Dakar, 1er juil (APS) – L’Ecole nationale des arts et métiers de la culture (ENAMC) a entamé un processus de réforme de ses curricula et du statut de ses enseignants afin de se conformer au système licence-master-doctorat (LMD), a annoncé son directeur, Cheikh Aboubekr Thiam.
“Nous sommes en train de réfléchir sur la réforme que l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture est en train de conduire concernant la révision des curricula et la révision du statut des enseignants qui sont formés parce qu’ils sont en train de suivre une formation de Bac+4”, a expliqué le directeur de l’ENAMC.
Il s’exprimait à l’issue d’une réunion de concertation tenue avec les responsables de la FASTEF, la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation, mardi, en présence de représentants des ministères de la Fonction publique, de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de syndicats du secteur.
Selon M. Thiam, la réforme entamée devrait permettre à l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture se “se conformer au système LMD, en faisant une licence, un master, et puis d’avoir des perspectives pour le doctorat”.
“On le fait en synergie avec le modèle de la FASTEF qui nous accompagne au niveau de la formation et de l’enseignement supérieur”, a-t-il précisé.
“L’objectif visé, au niveau de la formation, est de travailler en amont pour mettre en place un dispositif qui puisse permettre à l’enseignant, c’est-à-dire à l’élève-enseignant […]” de terminer sa formation avec un niveau BAC+5, a-t-il ajouté.
Cela permettra de combler la commande du ministère de l’Education avec la formation de 15 ou de 20 élèves-enseignants, a souligné le directeur de l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture.
“Le niveau de la formation actuellement, c’est BAC +4. Avec la réforme, il doit tendre vers l’allongement de la durée de la formation. Cela veut dire qu’à la sortie, ces élèves-enseignants doivent sortir avec le niveau BAC +5, pour qu’ils puissent justement être intégrés au niveau de la Fonction publique avec une hiérarchie A”, a indiqué Cheikh Aboubekr Thiam.
Selon le professeur Mamadou Dramé, son assesseur, la FASFTEF a été choisie pour accompagner l’Ecole nationale des arts et des métiers de la culture à conduire ces réformes.
“Il y a des chantiers qui sont là. Les premiers chantiers sont liés à l’avancement des années de formation pour permettre d’avoir des professeurs qui sont du niveau de la hiérarchie A, donc du niveau master”, a-t-il indiqué.
“On était en train de réfléchir sur les perspectives, sur les possibilités qu’il peut y avoir afin qu’on puisse arriver à cet allongement. Mais cela ne s’arrête pas là. C’est d’abord accompagner l’école sur les questions de réformes des curricula qui vont être en vigueur”, a-t-il ajouté.
La FASTEF va ainsi “accompagner et travailler” avec l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture “sur les types de collaborations qui peuvent se nouer ([entre les deux parties]. Parce que nous avons tous la formation des enseignants comme programme principal. Et sur cette formation-là, il y a des matières transversales, donc des disciplines sur lesquelles on pourrait travailler ensemble, notamment la psychopédagogie, la technologie éducative, le micro-enseignement, sur lesquels on peut travailler”, a-t-il poursuivi.
Il s’agit d’accompagner les enseignants de l’école pour qu’ils puissent avoir leur master et s’inscrire également dans les écoles doctorales, a-t-il encore relevé.
ADL/FKS/BK
