SENEGAL-AGRICULTURE-BILAN
Matam, 1er juil (APS) – Les activités menées dans le cadre du Projets d’amélioration de la sécurité alimentaire d’appui à la mise en marché (ASSAM) ont permis la réalisation d’investissements productifs de l’ordre de 50 milliards de francs CFA depuis 2014, a-t-on appris du coordonnateur du projet APEFAM (Appui à la promotion des exploitations familiales agricoles et pastorales).
”Le projet APEFAM 1 et 2 font suite à un autre dénommé ASSAM, mis en place par l’Etat du Sénégal avec le concours de l’Agence française de développement (AFD)”, a rappelé Aboubackry Anne, mardi, au terme d’un atelier de clôture du projet APEFAM, déroulé dans la région de Matam pendant 12 ans.
“Pour ces trois projets, c’est 50 milliards de francs CFA qui ont été investis dans la région de Matam, à travers des investissements productifs”, a-t-il dit, évoquant l’aménagement de 11 périmètres hydroagricoles, dont 10 casiers.
Selon lui, ces périmètres de 2500 hectares ont bénéficié à 4600 ménages, sans compter les appuis aux communes, à hauteur de trois milliards de francs CFA, à travers trois générations de fonds d’appui intercommunautaires.
Dans les six communes concernées, dont quatre du département de Matam et deux de Kanel, il a été réalisé 104 micro-projets, notamment des périmètres maraîchers, des magasins de stockage, en plus de l’acquisition de matériels agricoles.
Dans le domaine de l’élevage, les réalisations ont porté sur la construction de parcs à vaccination, de quais d’embarquement et la livraison de camions frigorifiques pour le volet halieutique, a indiqué Aboubackry Anne.
”Sur la gestion des ressources naturelles (GRN), des unités de transformation de rôniers ont été réalisées. Le projet est également intervenu sur quatre autres axes, à savoir l’appui aux femmes pour réduire les inégalités entre hommes et femmes avec des formations, des micro-projets et des voyages d’échanges”, a soutenu le coordonnateur.
Les six communes cibles que sont Oréfondé, Nabadji Civil, Ogo, Bokidiawé, Ouro Sidy et Aouré ont bénéficié d’appuis dans la réactualisation de leur plan d’occupation des sols, en mettant en place un système d’information foncier numérique ou manuel.
Ce projet a aussi permis de procéder au classement de deux forêts, celles de Dolol et Diamel, en collaboration avec l’inspection régionale des Eaux-et-Forêts de Matam, dans le but d’appuyer les comités de gestion.
”Nous avons travaillé dans le cadre de ce projet au niveau de deux forêts classées à Dolol et Diamel. Il y a eu aussi des reboisements compensatoires, dans le cadre de la réalisation de plantations d’enrichissement au niveau de Diamel et Dolol. Une manière d’utiliser les espèces locales qu’on essaie de replanter”, a soutenu le lieutenant Ibrahima Diakhaté, inspecteur régional des Eaux et Forêts de Matam.
AT/BK
