Cap Skirring, 11 juin (APS) – La station balnéaire de Cap Skirring dans la commune de Diembéring (sud) a abrité mardi, un atelier régional sur l’élaboration de la politique nationale de gouvernance des frontières du Sénégal et de son plan d’action.

Des membres de la société civile, des autorités administratives et locales et des chefs de service, ont pris part à cette activité organisée par la Commission nationale de gestion des frontières (CNGF).

Le colonel Siaka Tamba, secrétaire exécutif par intérim de la Commission nationale de gestion des frontières (CNGF), a indiqué que cette activité s’inscrit dans cette dynamique et marque le début d’une série d’ateliers qui se veulent participative et inclusives.

Cet atelier, a-t-il ajouté, va ressortir toute la problématique relative à la gouvernance des frontières en vue de prendre en compte tous les enjeux et défis pour une gestion efficace et durable des frontières, a expliqué le secrétaire exécutif par intérim de la commission nationale de gestion des frontières.

“Les transfrontaliers sont caractérisés par leurs grandes étendues et la vulnérabilité des ménages et leur manque de résilience”, a fait observer le colonel Tamba.

”C’est fort de ce constat que l’État du Sénégal a décidé conformément au décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission nationale de la gestion des frontières d’engager le processus d’élaboration de la politique nationale de gouvernance des frontières qui doit traduire l’importance primordiale accordée par les pouvoirs publics à la sécurisation des espaces frontaliers et à l’amélioration notable des conditions de vie des populations qui y résident”, a-t-il ajouté.

Selon lui, “en plus de renforcer le sentiment d’appartenance à la nation, la politique nationale de la gouvernance des frontières ambitionne de renforcer la souveraineté dont la mise en œuvre a durablement conforté l’assise étatique dans ces espaces frontaliers”.

“S’inscrivant dans la stratégie de l’Union africaine sur la gouvernance des frontières et des orientations politiques nationales, elle vise à renforcer l’offre de service public, la valorisation des opportunités économiques et la mise en place d’une sécurité durable”, a-t-il fait savoir.

”La réalisation de la politique nationale de la gouvernance des frontières nécessite dès lors un diagnostic des espaces frontaliers en faisant la situation exhaustive dans les domaines de la délimitation démarcation, la sécurité, la coopération transfrontalière, le développement socio-économique, la santé, la migration, l’exploitation des ressources naturelles transfrontalières et la gouvernance des zones frontalières”, a expliqué le colonel Siaka Tamba.

L’adjoint au gouverneur de Ziguinchor, chargé des affaires administratives, Sidy Guissé Diongue a déclaré de son côté que ”cet état des lieux se fait dans les domaines de la sécurité, des ressources naturelles, de la délimitation démarcation des frontières et des questions socioéconomiques”.

“Tous ces domaines seront examinés aujourd’hui dans cet atelier. La finalité c’est de promouvoir un développement économique, social, harmonieux dans les territoires frontaliers”, a-t-il fait savoir.

L’adjoint au gouverneur a saisi cette occasion pour féliciter les forces de défense et de sécurité pour “le travail remarquable qu’elles font pour la sécurisation de nos frontières, des populations et de leurs biens mais aussi pour la sécurisation des ressources naturelles”.

Selon Sidy Guissé Diongue, ” la région de Ziguinchor est confrontée au trafic de chanvre indien, à la fraude douanière, à la coupe illicite de bois, aux feux de brousse et à l’exploitation des minerais”. Il y a également des contraintes socioéconomiques liées à l’insuffisance d’infrastructures de base, a-t-il dit.

MNF/ASB/

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