SENEGAL-AFRIQUE-CULTURE
Dakar, 27 nov (APS) – Le Sénégal abritera du 29 avril au 3 mai 2026 la Biennale de la Danse en Afrique, un événement prévu à l’École des Sables, à Toubab Dialaw, localité située sur la Petite Côte, au sud de Dakar, ont annoncé jeudi les organisateurs lors d’une rencontre avec des journalistes.
La directrice artistique de la Biennale, Germaine Acogny, a fait savoir que cette édition mettra en avant l’environnement, la voix des femmes dans l’art chorégraphique et l’égalité des genres.
”La danse est une arme pacifique qui provoque le dialogue et l’échange”, a-t-elle déclaré, estimant que les créations retenues contribueront à ”changer les mentalités” et à promouvoir un ”développement à visage humain”. Elle a rappelé les valeurs enseignées à l’École des Sables, telles que la pudeur, la dignité et la patience, invitant les jeunes artistes à la résilience.
La directrice artistique associée, Gacirah Diagne, a indiqué que plus de 300 candidatures ont été reçues et que 25 compagnies, dont dix sénégalaises, ont été sélectionnées sur la base de critères d’originalité, de qualité et d’innovation. La programmation comprendra spectacles, ateliers, masterclass, projections et tables rondes.

Elle a ajouté que les représentations seront organisées en partie dans des espaces naturels, un ”défi technique” assumé par les artistes, et a souligné l’importance de rendre visibles les femmes chorégraphes ainsi que les nouvelles générations. ”Nous voulons montrer la vitalité de la création chorégraphique africaine et de sa diaspora”, a-t-elle dit.
Le directeur de production, Paul Sagne, a salué la vision de Germaine Acogny et rappelé que la danse constitue ”un vecteur de développement et d’éducation”. Il a appelé à un soutien accru des autorités et des partenaires pour accompagner les jeunes et renforcer les programmes de formation.
Pour sa part, le directeur logistique, Luc Mayitoukou, a fait savoir que plus de 500 professionnels sont attendus. Il a évoqué la mise en place de dispositifs de navettes pour faciliter l’accès au site et souligné les retombées attendues pour le tourisme local et la formation des jeunes mobilisés durant l’événement.
La directrice déléguée de l’Institut français, Valérie Lesbros, a annoncé la venue du danseur étoile franco-sénégalais Guillaume Diop, qui effectuera sa première prestation au Sénégal, accompagné de la pianiste Salimata Diop pour une interprétation de ’’Au clair de la lune’’.
La représentante à Dakar du Réseau européen des organisations engagées dans les relations culturelles, Mélanie Sadio Goudiaby, a confirmé l’appui de ces institutions. Elle a annoncé une contribution de près de 39 millions de francs CFA destinée à soutenir l’organisation.
La Biennale de Danse 2026 ambitionne de renforcer la visibilité internationale de la création chorégraphique africaine et de consolider la place du Sénégal comme ”plateforme culturelle majeure” sur le continent.

MK/AKS/AB

