SENEGAL-AFRIQUE-DANSE-CULTURE
Dakar, 23 avr (APS) –L’Ecole des Sables de Toubab Dialaw, est prête à accueillir du 29 avril 3 mai la 13e édition de la Biennale de la danse en Afrique, ont assuré, jeudi, ses organisateurs, lors d’une conférence de presse consacrée aux derniers préparatifs de cet événement d’envergure continentale que le Sénégal accueille pour la première fois.
Directrice artistique de la Biennale, la chorégraphe Germaine Acogny a rappelé que cette rencontre panafricaine, née il y a une trentaine d’années à Luanda (Angola) sous forme de concours chorégraphique, s’est progressivement transformée en une biennale itinérante dédiée à la création contemporaine africaine.
”Il a fallu beaucoup de courage pour affirmer la nécessité de partir de nos racines pour aller vers l’avenir”, a-t-elle déclaré, se réjouissant de l’évolution ”remarquable” de cet événement, dont la précédente édition s’est tenue au Mozambique.
Pour la première fois organisée au Sénégal, cette Biennale coïncidera avec la célébration de la Journée internationale de la danse, le 29 avril. ”C’est une grande fierté d’accueillir cette 13e édition chez nous”, a souligné Mme Acogny, saluant l’accompagnement des autorités publiques.
Elle a également mis en avant la portée symbolique et éducative de la danse, présentée comme ”une arme pacifique” favorisant ”communication, communion et unité”, appelant la jeunesse à cultiver la persévérance.
Directrice artistique associée, Gacirah Diagne de l’Association Kaay Fecc, a indiqué que la biennale se veut ”un espace de rencontre, de dialogue et d’opportunités économiques”, précisant que 25 compagnies ont été retenues sur plus de 300 candidatures.
Selon elle, ces compagnies incarnent ”le nouveau souffle de la danse contemporaine africaine”, porté en grande partie par de jeunes chorégraphes. ”Au-delà des spectacles, la Biennale est aussi un marché permettant de mettre en relation artistes et programmateurs”, a-t-elle expliqué.
Elle a annoncé l’organisation d’activités connexes, notamment, des masterclasses, des tables rondes, des sessions de pitch et une exposition photographique, dans un village artistique en cours d’installation à l’Ecole des Sables.
Placée sous le thème ”Je danse, donc nous sommes”, cette édition vise à promouvoir les valeurs de solidarité et de communauté à travers la danse, a-t-elle ajouté.
De son côté, le directeur artistique associé, le danseur et chorégraphe, Hardo Ka a insisté sur le caractère symbolique de la tenue de l’événement à Toubab Dialaw, qu’il considère comme ”un lieu de formation majeur pour les danseurs africains”.
Il a également évoqué une cérémonie d’ouverture marquée par une forte implication des communautés locales, notamment, des femmes de Touba Dialaw et des villages environnants, en vue de garantir un impact local de la manifestation.
La Biennale réunira plus de 200 programmateurs internationaux, offrant ainsi des perspectives de diffusion et de mobilité aux artistes africains, a-t-il indiqué, soulignant que ”ce rendez-vous ne se limite pas aux représentations, mais constitue un cadre d’échanges et de développement professionnel”.
Les organisateurs ont par ailleurs relevé les retombées économiques attendues pour la zone de Toubab Dialaw, avec une forte mobilisation des structures d’hébergement, des transports et des services locaux.
Gratuite et ouverte au public, la Biennale de la danse en Afrique ambitionne de faire de l’Ecole des Sables un pôle de référence pour la création artistique contemporaine et le dialogue culturel sur le continent.
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