SENEGAL-INDUSTRIES-FORMATION
Kaolack, 14 avr (APS) – Le secteur du textile dispose d’un fort potentiel de création d’emplois capable d’absorber une main-d’œuvre qualifiée chez les jeunes et les femmes, a assuré, mardi, à Kaolack, le directeur général de la formation professionnelle et technique au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Mamadou Guèye.
Le textile est “un secteur à fort potentiel de création d’emplois, un secteur industriel stratégique, un secteur capable d’absorber massivement une main-d’œuvre qualifiée, notamment les jeunes et les femmes”, a-t-il notamment déclaré lors d’un atelier stratégique consacré à l’écriture des programmes de formation dans les métiers du textile industriel.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet de formation-insertion entre le Domaine industriel et textile de Kaolack (Domitexka) et le lycée technique et commercial El Hadji Abdoulaye Niass (LTCEAN).
Le directeur général de la formation professionnelle et technique a toutefois soutenu que le potentiel du secteur textile “ne deviendra réalité que si nous disposons de ressources humaines qualifiées, immédiatement opérationnelles, adaptées aux standards industriels”.
D’après M. Guèye, les cinq programmes de formation qui sortiront de cet atelier (teinture et tissage industriel, tricotage, filature et impression industrielle), sont attendus comme “des instruments concrets de transformation”.
“Dans un contexte où le Sénégal porte une ambition claire à l’horizon 2050, celle d’un pays souverain, juste et prospère, la question du capital humain devient centrale. Et au cœur de ce capital humain, il y a la formation professionnelle”, a-t-il dit.
Mamadou Guèye a ajouté : “Mais soyons lucides : nous ne pouvons plus former comme hier pour répondre aux défis de demain. Nous devons former autrement. Former avec les entreprises. Former à partir des métiers réels. Former pour des emplois réels”.

A l’en croire, c’est tout le sens de l’approche par compétences adoptée par les services de la dierction de la formation professionnelle et technique, “une approche exigeante, mais incontournable, qui place le métier au centre, la compétence au cœur et l’employabilité comme finalité”.
“Vous n’écrivez pas des documents. Vous construisez des trajectoires professionnelles. Vous ouvrez des perspectives d’emplois. Vous participez à la relance d’un secteur clé de notre économie”, a-t-il lancé à l’endroit des participants.
Les livrables attendus de cet atelier, qui ont pour noms référentiels métiers, de compétences, de certification, de formation, ne sont pas des formalités administratives. Ce sont les fondations d’un “nouveau modèle de formation, plus agile, plus efficace, plus connecté à l’entreprise”.
“L’Etat du Sénégal attend de vous des résultats irréprochables, de la rigueur, de l’engagement et surtout de l’audace de proposer des programmes innovants, de rompre avec certaines habitudes, de construire une offre de formation à la hauteur de nos ambitions industrielles”, a-t-il ajouté.
Il estime qu’en définitive, “la vraie question est simple : voulons-nous subir le marché de l’emploi ou le façonner ? A travers cet atelier, nous faisons le choix clair de le façonner”, a répondu le DG de la formation professionnelle et technique.
Il a conclu que le Sénégal “ne transformera pas son économie uniquement avec des infrastructures, mais avec des compétences. Il ne gagnera pas la bataille de l’emploi avec des intentions, mais avec des formations de qualité, utiles et reconnues. Et il ne construira pas son avenir industriel sans des femmes et des hommes bien formés, fiers de leur métier et capables de produire de la valeur”.
ADE/BK

