Dakar, 27 avril (APS) – Un spectacle de danse ouverte et libre alliant plusieurs styles a été présenté, mercredi, par la compagnie japonaise de danse contemporaine ‘’Baobab’’ qui séjourne pour la première fois en Afrique, a constaté l’APS.

La troupe est venue participer au onzième Festival des rythmes et des formes du monde dénommé ‘’Dialaw festival’’ (du 26 au 30 avril) organisée à Toubab Dialaw (à 50 kilomètres de Dakar) par la directrice générale de ‘’Makeda production’’ Ndèye Mané Touré.

‘’J’ai rencontré l’administratrice de la compagnie, la danseuse Fukuyo Mezawa à Montréal en juin dernier et je trouvais très étrange que sa compagnie s’appelle +Baobab+ et qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Afrique. Et je lui ai proposé de faire quelque chose ensemble’’, explique Ndèye Mané Touré.

Dans le cadre d’une ‘’soirée amicale’’ organisée par l’ambassadeur du Japon au Sénégal Izawa, ils ont présenté le spectacle intitulé ‘’Cadre qui rit’’ à la résidence de l’ambassadeur devant un public restreint constitué entre autres du directeur du Grand Théâtre national, Ansoumana Sané, de celui du théâtre Daniel Sorano Ousmane Baro Dione et de la styliste Aïssa Dione.

Le spectacle d’une durée d’une heure  a été conçu par le chorégraphe et danseur japonais Wataru Kitano accompagné de trois danseuses à savoir Fukuyo Mezawa, Moéko Uematsu et Saori Yoneda.

Enchaînant différents tableaux, les danseurs ont montré leur talent dans des mouvements corporels tantôt versés vers la danse hip hop, le classique et parfois des gestes puisés d’un style cherchant ‘’l’antithèse et le contraste’’.

Ils font danser des parties du corps par exemple le cou, les cheveux, la colonne vertébrale…, à l’évocation de ces dernières par le public et imitent aussi certains animaux tels que le chien, le cheval, le cop, etc., le tout dans une compilation musicale répondant au style de danse.

Selon le chorégraphe Wataru Kitano, la compagnie ‘’Baobab’’ créée depuis quinze ans regroupe des danseurs hip hop et véhicule des valeurs et une philosophie à l’image de ce que représente le baobab, un lieu d’union où les villageois se rencontrent pour discuter.

Pour l’ambassadeur Izawa le nom de la troupe renvoie à ‘’leur attachement à la culture de l’Afrique’’.

La compagnie ‘‘Baobab’’ va se produire, samedi à Toubab Dialaw dans le cadre du festival après un spectacle donné à l’école des sables de Germaine Acogny.

FKS /AKS

 

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