Le Sénégal veut renforcer son dispositif d’adaptation aux changements climatiques
Le Sénégal veut renforcer son dispositif d’adaptation aux changements climatiques

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Dakar, 10 août (APS) – Le Sénégal ambitionne de renforcer son dispositif de suivi de l’adaptation aux changements climatiques en instaurant des indicateurs capables de mesurer plus efficacement les progrès réalisés et d’améliorer le pilotage des politiques publiques, a indiqué lundi à Dakar Idy Niang, conseiller technique au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.

‘’La réussite de ces politiques dépend de notre capacité collective à mesurer efficacement les progrès accomplis’’, a-t-il déclaré à l’ouverture d’un atelier national consacré à la validation de l’étude sur l’identification et l’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation aux changements climatiques au Sénégal.

Organisé par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, en collaboration avec la Commission climat pour la région du Sahel (CCRS), cet atelier vise notamment à examiner et à consolider les résultats d’une étude portant sur les indicateurs d’adaptation dans les secteurs des infrastructures de transport terrestre et du tourisme.

Selon M. Niang, les indicateurs d’adaptation constituent bien plus qu’un simple outil statistique. ‘’Ils doivent notamment permettre d’améliorer le pilotage des politiques publiques, de mesurer les résultats obtenus au bénéfice des populations et de renforcer la capacité du Sénégal à mobiliser des financements climatiques’’, a-t-il fait valoir.

Il a relevé que dans un contexte où les ressources consacrées à l’adaptation demeurent largement insuffisantes au regard des besoins du continent africain, disposer d’un système crédible de suivi constitue désormais un avantage stratégique.

Le conseiller technique a rappelé que le Sénégal est exposé à plusieurs risques climatiques en raison de sa position à la fois sahélienne et côtière. Il a notamment cité la variabilité accrue des précipitations, les sécheresses, la dégradation des terres, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière.

‘’Ces phénomènes affectent déjà plusieurs secteurs de l’économie nationale, notamment le tourisme et les infrastructures’’, a-t-il fait remarquer.

Le Sénégal veut renforcer son dispositif d’adaptation aux changements climatiques

Le représentant de la CCRS, Idrissa Soumano, a, pour sa part, estimé que la mise en place d’un cadre harmonisé d’indicateurs devrait permettre de mieux suivre les progrès en matière d’adaptation, d’améliorer le rapportage national et international, de renforcer la planification sectorielle et d’orienter les investissements vers des actions plus efficaces.

‘’L’adaptation constitue une priorité pour le Sénégal, conformément aux orientations de la Vision Sénégal 2050, de la Contribution déterminée au niveau national et du Plan national d’adaptation’’, a-t-il rappelé.

Durant les deux jours de travaux, les participants doivent examiner les indicateurs proposés, analyser les fiches techniques élaborées dans le cadre de l’étude et discuter des modalités de leur intégration dans les dispositifs sectoriels de suivi et d’évaluation. Les échanges devront également déboucher sur des recommandations et une feuille de route destinée à accompagner la mise en place d’un dispositif national de suivi de l’adaptation.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme ‘’Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique centrale et de l’Ouest’’ (PACO), avec l’appui de la GIZ (Agence de coopération allemande pour le développement). L’objectif est de favoriser l’appropriation nationale des outils proposés et de renforcer les capacités institutionnelles du Sénégal en matière de planification, de suivi de l’adaptation et de mobilisation des financements climatiques.

MYK/ASB/AKS