Le réseautage des IMF doit être au cœur de la stratégie de renforcement du secteur, selon une officielle
Le réseautage des IMF doit être au cœur de la stratégie de renforcement du secteur, selon une officielle

SENEGAL-MICROFINANCE-RERSPECTIVES

Dakar, 5 mai (APS) – La secrétaire générale du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Ndèye Déguène Sow, a réaffirmé, mardi, la nécessité de renforcer la coopération entre les institutions de microfinance (IMF) à travers le réseautage, afin d’améliorer leur résilience et de favoriser l’inclusion financière.

“Pour relever les défis actuels, notamment liés à la digitalisation, à la gouvernance, à la gestion des risques et à la compétitivité, il est indispensable de renforcer la coopération et la mutualisation des ressources entre les acteurs”, a-t-elle déclaré lors d’un atelier consacré à la présentation des résultats d’une étude sur les opportunités de mise en réseau des IMF.

Elle a rappelé le rôle essentiel de la microfinance dans l’accès des populations, en particulier les plus vulnérables, à des services financiers adaptés, tout en soulignant les défis auxquels le secteur reste confronté.

Dans ce contexte, Mme Sow a insisté sur la nécessité de mutualiser les ressources et de renforcer la collaboration entre acteurs, afin de consolider la stabilité du système financier et d’améliorer le financement de l’économie.

Elle a indiqué que la nouvelle réglementation constitue “une étape majeure” dans la structuration et la professionnalisation du secteur, tout en reconnaissant les difficultés d’adaptation que certaines institutions pourraient rencontrer.

L’étude, initiée par le ministère, vise, selon elle, à définir les conditions et modalités de mise en réseau des IMF, notamment celles de petite taille, pour faciliter leur mise en conformité avec les nouvelles exigences.

Les résultats mettent en avant plusieurs avantages du réseautage, dont la mutualisation des ressources, le partage d’expertise, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement de la résilience face aux chocs économiques.

Le réseautage des IMF doit être au cœur de la stratégie de renforcement du secteur, selon une officielle

La secrétaire générale du ministère de la Microfinance a invité les acteurs à s’approprier les conclusions de l’étude et à en explorer les modalités de mise en œuvre, en tenant compte des contraintes, du niveau de maturité des institutions et du rôle des différentes parties prenantes.

Elle a également salué la qualité du travail des équipes techniques ainsi que la forte mobilisation des participants, qu’elle considère comme révélatrice de l’intérêt porté à cette réforme.

Mme Sow a, en outre, mis en avant les actions déjà engagées par le comité ad hoc, dont l’élaboration d’un guide de transformation des structures en sociétés coopératives, l’organisation de formations et de sessions de sensibilisation sur la nouvelle loi, ainsi que la mise en place de dispositifs de collecte d’informations.

Réaffirmant l’engagement de son département à accompagner les acteurs, elle a assuré que “les recommandations issues de l’atelier feront l’objet d’un suivi attentif en vue de leur mise en œuvre”.

De son côté, le représentant de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Mor Dieng, a réitéré l’engagement de l’institution à soutenir les établissements de microfinance dans leur mise en conformité.

Il a salué la qualité de l’étude ainsi que la prise en compte des recommandations formulées par la Banque centrale, exprimant l’espoir que ces travaux contribueront à bâtir un secteur plus résilient et mieux préparé aux enjeux de l’inclusion financière.

AN/BK