Le pulaar parmi les cinq langues retenues pour l’édition 2026 du Prix Cheikh Hamad pour la traduction
Le pulaar parmi les cinq langues retenues pour l’édition 2026 du Prix Cheikh Hamad pour la traduction

SENEGAL-CULTURE

Dakar, 5 fév (APS) – La langue pulaar/fulfulde figure parmi les cinq langues retenues pour l’édition 2026 du Prix Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani pour la traduction et la compréhension internationale, une sélection saluée mercredi soir, à Dakar, lors d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance du pulaar – Tabital Pulaagu Sénégal.

La rencontre, consacrée à l’expansion du pulaar en Afrique et dans le reste du monde, s’est tenue en présence d’une délégation du conseil d’administration du Prix, en visite au Sénégal dans le cadre des préparatifs de la prochaine édition.

‎Intervenant à cette occasion, Mohamed Saïd Bâ, consultant auprès du Prix Cheikh Hamad, a souligné que cette initiative vise à renforcer la traduction entre la langue arabe et d’autres langues internationales, tout en promouvant le dialogue interculturel et la compréhension entre les peuples.

‎”Cette année, cinq langues ont été retenues : l’anglais, le chinois, l’italien, l’azéri et le pulaar. C’est une reconnaissance importante pour cette langue africaine largement répandue”, a-t-il déclaré.

Selon lui, la délégation en séjour au Sénégal mène des consultations avec des institutions, des chercheurs et des traducteurs afin de stimuler la production de travaux en pulaar et d’encourager les candidatures au Prix.

Selon Mohamed Saïd Bâ, les langues sélectionnées se partageront une enveloppe financière globale estimée à plusieurs millions de dollars, dont 300 000 dollars, soit plus de 166 millions de francs CFA, réservés à la langue pulaar pour l’édition en cours.

Le Prix sera décerné en décembre prochain à Doha, lors d’une cérémonie réunissant lauréats, chercheurs et décideurs, dans l’objectif de promouvoir les échanges culturels et de renforcer les relations entre les peuples.

‎M. Bâ a rappelé que le pulaar compte parmi les langues africaines les plus répandues, soulignant qu’elle est présente dans plus de vingt pays, du Sahel à la mer Rouge, y compris en Afrique du Nord.

”Une langue est porteuse d’identité, de culture et d’histoire. La valoriser, c’est aussi préserver un héritage et offrir aux nouvelles générations un outil de connaissance et de développement”, a-t-il soutenu.

Il a également mis en avant l’important corpus intellectuel et scientifique produit en pulaar, notamment des textes en alphabet arabe couvrant des domaines tels que la médecine, l’astronomie, la grammaire et la poésie, appelant à leur redécouverte et à leur exploitation dans les politiques éducatives et culturelles.

MK/HK/BK