Le projet SWEDD plus veut maintenir les filles à l’école et renforcer le secteur sanitaire (coordonnateur)
Le projet SWEDD plus veut maintenir les filles à l’école et renforcer le secteur sanitaire (coordonnateur)

SENEGAL-EDUCATION

Matam, 23 juin (APS) – Le Projet d’autonomisation des femmes et de dividende démographique en Afrique sub-saharienne (SWEDD plus), une initiative régionale, veut lutter contre la déperdition scolaire et renforcer le secteur sanitaire, a indiqué, lundi, son coordonnateur.

“Ce projet, qui est une initiative régionale va couvrir plusieurs thématiques, notamment le maintien des filles à l’école. Le défi qui se pose aujourd’hui est de maintenir cette cible à l’école car, il y a beaucoup de facteurs qui favorisent la déperdition scolaire comme les mariages d’enfants et précoces”, a dit Birahim Sidibé, au cours d’un atelier d’information et de présentation du projet.

C’est dans ce sens, a-t-il souligné, que des interventions seront faites pour faire reculer ce fléau, pour que ‘’davantage de jeunes filles puissent poursuivre leurs études jusqu’à un niveau assez poussé”.

Il a laissé entendre que le projet compte aussi recruter des sages-femmes pour renforcer le dispositif sanitaire déjà en place, “une manière d’aider l’Etat à combler un gap” dans les zones rurales.

Le projet SWEDD plus veut maintenir les filles à l'école et renforcer le secteur sanitaire (coordonnateur)

Sur le plan économique, SWEDD plus, financé à hauteur de plus 50 milliards de francs CFA, veut capturer le dividende démographique, en faisant de sorte que la population active “puisse se prendre en charge et contribuer à un surplus de croissance économique”.

“Il faudra ainsi des investissements adéquats en matière d’éducation et de santé avec un accompagnement dans leur autonomisation économique”, a lancé M. Sidibé.

L’adjoint au gouverneur de Matam en charge du développement, Tafsir Baba Anne, les adjoints au préfet de Kanel et de Matam étaient présents à cette rencontre, de même que des acteurs du secteur éducatif et sanitaire.

Le projet déroulé dans tous les pays du Sahel a une durée de cinq ans.

AT/OID/SBS/ASB