SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE-RECHERCHE
Dakar, 10 fev (APS) –Bioénergies pour les petites et moyennes entreprises d’Afrique de l’Ouest (Biostar), un projet mis en œuvre au Sénégal et au Burkina Faso, a contribué à la réduction de la fracture énergétique des structures bénéficiaires, a assuré mardi à Dakar Ibra Touré, le directeur général du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).
L’initiative consistant à valoriser les résidus et les pertes post-récoltes, à travers leur transformation en énergie, a contribué à ‘’résorber la fracture énergétique’’ à laquelle les PME s’activant dans la transformation des produits locaux sont confrontées, a-t-il notamment laissé entendre.
Intervenant à l’ouverture d’un atelier national de partage d’expérience tirées du projet Biostar et de présentation de ces résultats, M. Touré a martelé que l’initiative a favorisé l’avènement d’une économie circulaire ayant aidé les entreprises bénéficiaires à faire une économie d’énergie.
‘’L’accès à l’énergie pour les PME intervenant dans les zones de production constitue le facteur limitant de la productivité et de la compétitivité’’, a de son côté souligné le directeur général de l’Institut de recherches agricoles (ISRA), Moustapha Guèye.
Il a insisté sur le fait que des institutions de recherche, des équipementiers et d’autres acteurs se sont, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, mobilisés pour voir comment utiliser et transformer certains produits comme les coques d’arachide et d’anacarde, en énergie pour la transformation.
‘’Au Sénégal et au Burkina Faso, le projet a favorisé une quinzaine d’innovations ayant permis de montrer aux acteurs la possibilité d’utiliser les produits agricoles sous forme d’énergie pour la transformation’’, a-t-il martelé, rappelant que l’initiative a permis d’accompagner près de 30 équipementiers pour encourager la transformation et générer des emplois.
Le projet mis en œuvre depuis 6 ans au Burkina Faso et au Sénégal avait été lancé avec l’objectif de renforcer l’approvisionnement énergétique des PME agroalimentaires en Afrique de l’Ouest grâce à l’utilisation de bioénergies, ont fait savoir ses initiateurs dans un document remis aux participants de l’atelier.
Biostar, mis en œuvre par le CIRAD, en collaboration avec l’ISRA et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et neuf structures africaines et européennes, s’appuie notamment sur la valorisation des sous-produits issus de cinq filières agroalimentaires : anacarde, mangue, arachide, riz et karité, font-ils savoir.
Il s’inscrit dans le programme européen DeSIRA (Development Smart Innovation through Research in Agriculture, sigle en Anglais), financé sur six ans (2020–2026) par l’Union européenne et l’Agence française de développement, doit être clôturé le 2 mai 2026. Il avait été lancé le 3 février 2020.
SG/HB/AKS/MTN

