SENEGAL-LITTERATURE-RECOMPENSES
Dakar, 19 août (APS) – Le prix littéraire ”Ecrire la femme”, pour sa deuxième édition, a été attribué à Oumou Diakhompa pour son tapuscrit romanesque intitulé ”Moule rouge”, a appris l’APS de son promoteur, l’écrivain Alain Sambou.
Selon le promoteur de ce prix, le jury présidé par la formatrice et professeure de lettres Andrée Marie Diagne Bonané, a porté son choix sur l’œuvre de Diakhompa en raison de ”la pertinence du texte impressionnant par sa profondeur et par la qualité de la langue” du lauréat.
”+Moule rouge+ est un texte très cohérent dont l’histoire est poignante, car elle emprunte un ton intimiste. Les pensées profondes sont rapportées du point de vue de l’excisée qui nous entraine dans sa plongée aux enfers d’où elle ressuscite. Elle passe par les larmes, le refus, des combats répétés jusqu’à la réparation physique et psychologique, jusqu’à l’amour fusionnel qui portera du fruit”, écrit le jury dans son rapport final.
Ses six membres, dont les écrivains Annie Coly Sané, Fatoumata Diallo Ba et la journaliste Adjara Cissé, ont salué les autres textes en compétition, qui révèlent aussi ”une grande maturité” dans le traitement du thème de cette deuxième édition, axée sur ”Eliminer les mutilations génitales féminines et l’excision en société”.
Au total, le jury dit avoir reçu 15 tapuscrits cette année, dont six ont été disqualifiés pour avoir eu recours à l’intelligence artificielle (IA).
”Après vérification sur diverses plateformes, le comité d’organisation et le jury ont constaté, avec regret, un recours à l’IA pour certains manuscrits”, renseigne le comité d’organisation organisation au moment d’annoncer les résultats.
Il précise que les autres textes ont ”pleinement satisfait aux critères rigoureux de sélection”.
Le comité indique aussi qu’aucun lauréat n’a été désigné pour les catégories nouvelle et conte.
Pour son promoteur Alain Sambou, le prix “Ecrire la femme” a été institué dans le but d’honorer la gent féminine.
”Ce prix nous permet d’exprimer les multiples facettes de la femme, de la jeune fille à la femme. Il faut refuser de violenter les femmes, de bafouer leur dignité, il faut leur donner de la place, car sans elle, la vie n’aurait pas de saveur”, estime M. Sambou.
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