Le congrès de Pastef et la question de la dette au menu
Le congrès de Pastef et la question de la dette au menu

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 8 juin (APS) – Le premier congrès du parti Pastef, tenu ce week-end à Dakar, est l’un des sujets les plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne, avec d’autres thématiques relevant du “mur de la dette”.

Le premier congrès du parti Pastef, marqué par la participation de 1200 délégués, a entériné la réélection de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko à la présidence de ce parti, rapporte le quotidien Le Soleil.

“Dans son discours à la suite de sa reconduction, écrit le journal, il a indiqué sa volonté de réorganiser la souveraineté afin d’assurer la transformation économique, sociale et politique de notre pays”.

L’Observateur évoque un “discours de cadrage politique”. “Entre démonstration de ‘muscles’ et clarifications doctrinales, son allocution très attendue a posé les jalons de la cohabitation institutionnelle, tout en fixant le cap vers les prochaines échéances électorales, promettant que la dynamique souverainiste allait faire ‘trembler’ l’échiquier politique”, souligne la même publication.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin, le 22 mai 2026, aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, avec lequel il formait un duo porté au pouvoir en mars 2024.

M. Sonko est, depuis, président de l’Assemblée nationale et un nouveau gouvernement a été formé le 1er juin dernier, dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, nommé le 25 mai.

“Ousmane Sonko trace sa voie en 48 heures chrono”, indique le quotidien Libération, parlant du congrès qui a confirmé l’ancien Premier ministre à la tête du parti Pastef.

Suite à sa réélection, Ousmane Sonko “a prononcé un discours offensif”, dans lequel il revendique “la légitimité populaire de Pastef”, souligne le journal Le Quotidien, selon lequel il est aussi revenu, à cette occasion, “sur son différend avec le président de la République. Il a aussi mis en garde contre les marchands de crise […]”, relève le quotidien Les Echos.

Vox Populi note à ce sujet que “l’opposant radical renfile sa tenue de combat”. “Sonko, le retour du tribun”, renchérit L’info, ajoutant que le leader de Pastef “a profité du grand meeting d’investiture” organisé par sa formation dans le cadre de son congrès “pour réaffirmer son attachement aux militants, clarifier sa position dans le nouvel équilibre institutionnel, fixer les ambitions futures de sa formation politique”.

Sud Quotidien considère que le discours prononcé par Ousmane Sonko “était à la fois un bilan, une réaffirmation idéologique et une projection politique”. WalfQuotidien et L’As signalent, en ce qui les concerne, que le leader du parti Pastef “refuse tout report des élections”.

Pastef va s’opposer à un éventuel report des élections locales, indique L’As. “Nous sommes déjà prêts”, a déclaré l’ancien Premier ministre dans des propos rapportés par la même publication.

Pour le reste, plusieurs quotidiens annoncent qu’à la veille d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), le Sénégal a soldé par avance deux coupons sur ses obligations en devises étrangères, pour “plus de 58 milliards de FCFA”.

Le journal Le Quotidien évoque, à ce sujet, “une stratégie de normalisation financière face au ‘mur de la dette’ qui attend le pays entre 2026 et 2028”. “Ces versements auraient été réalisés avant leur date d’exigibilité, prévue la semaine prochaine”, relève Tribune.

L’Etat a ainsi “réglé par anticipation un coupon de 53,75 millions d’euros sur une obligation arrivant à échéance en 2037”, détaille Tribune, de même, ajoute le journal, un second paiement, “d’un montant de 38,8 millions de dollars, a élégamment été effectué au titre d’une obligation libellée en dollars dont l’échéance finale est fixée à 2031”.

Si l’on en croit Le Soleil, ce remboursement anticipé ”dépasse largement le simple respect d’un calendrier financier. Cette opération constitue un signal stratégique adressé à la fois aux investisseurs internationaux, aux agences de notation et au Fonds monétaire international (FMI), à un moment crucial pour l’économie du pays”.

BK/HK/HB