SENEGAL-SANTE
Dakar, 4 fév (APS) – Le cancer tue chaque année près d’un million de personnes en Afrique, tandis que plus d’un million de nouveaux cas sont diagnostiqués annuellement, a indiqué Mohamed Janabi, le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.
Dans un message publié sur le site Internet de l’OMS Afrique, mardi, veille de la célébration de la Journée mondiale du cancer, il signale que cette maladie est l’une des principales causes de décès prématuré en Afrique. Elle est devenue une ‘’urgence de santé publique’’, selon Mohamed Janabi.
‘’Le cancer n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi un défi pour le développement. Il met à rude épreuve les familles, affaiblit les systèmes de santé et sape les progrès économiques’’, a-t-il relevé.
Selon le directeur régional de l’OMS Afrique, les difficultés notées dans la prise en charge des malades résultent des retards de diagnostic et compromettent la continuité des soins.
‘’Les agents de santé spécialisés sont en nombre insuffisant. L’accès à la radiothérapie, aux services de pathologie et aux médicaments essentiels […] reste extrêmement limité dans de nombreux contextes. Pour trop de familles, le coût des soins est prohibitif’’, a signalé Mohamed Janabi.
Or, signale-t-il, le cancer peut être évité, détecté plus tôt et traité efficacement. M. Janabi assure que l’OMS continuera à soutenir les pays africains par le biais d’initiatives mondiales et régionales fondées sur des données fiables.
Il rappelle que la Stratégie mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus, l’Initiative mondiale contre le cancer du sein, l’Initiative mondiale contre le cancer de l’enfant et la Plateforme mondiale pour l’accès aux médicaments contre le cancer de l’enfant sont mises en œuvre pour atténuer cette maladie. Les services de lutte contre le cancer chez les femmes y contribuent, selon lui.
Au Sénégal, environ 11 800 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année, et la maladie engendre annuellement quelque 8 100 décès, a indiqué le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
ABB/ESF

