Dakar, 11 déc (APS) – Le ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des territoires, Modou Diagne Fada, a lancé lundi, à Dakar, les travaux de la première édition du Symposium international des pays de l’Afrique francophone sur l’état civil.

Ce symposium s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique au Sénégal (PARSIEC), dénommé ‘’Nekkal’’, précisent les organisateurs de la rencontre.

‘’L’objectif général du symposium est de créer une plateforme de partage d’expériences, de connaissances et de bonnes pratiques dans le domaine de l’état civil en Afrique francophone’’, a souligné Modou Diagne Fada.

Trois grandes thématiques portant sur le ‘’financement de l’état civil, des collectivités à l’Etat central’’, ‘’la centralisation et la protection des données personnelles’’ et l’‘’universel et l’offre de service aux populations’’ seront abordées durant ce symposium de trois jours.

Modou Diagne Fada assure que ‘’des actes concrets sont posés par l’Etat du Sénégal pour améliorer le système d’état civil avec l’appui des partenaires pour l’accélération du processus de modernisation de l’état civil’’. ‘’A travers ce programme, dit-il,  plus de 2000 agents d’état civil, 600 officiers d’état civil, 600 archivistes et 800 auxiliaires ont été formés.’’

Il estime que ‘’malgré ces résultats salutaires, la sensibilisation sur l’importance de l’état civil doit être renforcée’’.

Selon Harmonie Koutsivitis, représentante de l’ambassadeur de l’Union européenne à Dakar, ‘’ un système d’état civil efficace constitue l’un des fondements du développement d’un pays’’.

Elle ajoute qu’’’un système d’état civil efficace permet à chaque citoyen de jouir pleinement de ses droits civiques, politiques et sociaux’’. ‘’Un autre avantage de l’amélioration du système d’état civil est que cela permettra de réaliser des statistiques fiables et la production des politiques de développement pertinentes’’, a souligné Madame Koutsivitis.

Citant un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) de 2022, elle estime que ‘’l’Afrique doit encore faire beaucoup d’efforts, car 91 millions d’enfants ne sont pas enregistrés à l’état civil’’.

LBD/ASG/MTN/OID

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