La SONACOS n’exclut pas de s’ouvrir vers le cajou et d’autres filières, selon son Dg
La SONACOS n’exclut pas de s’ouvrir vers le cajou et d’autres filières, selon son Dg

SENEGAL-ECONOMIE-DIVERSIFICATION

Dakar, 25 août (APS)- La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) n’exclut pas de s’ouvrir vers d’autres filières telles que la noix de cajou ou l’huile de palme, mais cette perspective demande des préalables, a indiqué son directeur général, El Hadj Ndane Diagne.

“La diversification passera bien par différentes options qui nous sont proposées. Si on doit parler de la noix de cajou, ce qu’il faut comprendre, c’est que cette filière, c’est un métier, c’est une spécialité”, a-t-il relevé dans un entretien avec l’APS.

Si la SONACOS doit s’engager dans le secteur de la noix de cajou, elle va peut-être se résoudre à le faire en ”mode trading”, c’est-à-dire acheter et revendre, a-t-il dit, estimant que l’on ne se lève pas un beau matin pour investir la filière cajou.

“Si on doit le faire, c’est une diversification très risquée”, qui pose la question de savoir si l’on va garder ou non le même modèle, c’est-à-dire celui industriel, consistant à acheter, transformer et revendre les produits, a indiqué le DG de la SONACOS. 

Cette perspective est “beaucoup plus probable. Et c’est quelque chose que nous n’excluons pas et que nous avons en ligne de mire”, a ajouté M. Diagne.

Il a signalé que dans cette perspective, des discussions sont en cours avec des partenaires pour voir comment les inviter à venir s’installer dans les usines de la SONACOS, notamment à Ziguinchor pour développer avec elle cette filière.

Selon son directeur général, cela garantira à la SONACOS un transfert de compétences à travers lequel la société pourra “apprendre comment mieux faire cela et voir maintenant comment répliquer le modèle”.

Concernant l’huile de palme, El Hadj Ndane Diagne avance que ce produit “n’est pas de meilleure qualité que l’huile produite avec l’arachide.

Mais il note que le produire au Sénégal a l’avantage de la traçabilité, “on a un savoir sûr de comment ça a été produit, où ça a été produit. C’est ça l’avantage de le produire chez nous”.

Sans compter qu’il il est possible, selon lui, d’assurer une surveillance sur toute la chaîne de valeur avec tout le potentiel et les possibilités qui vont avec.

Il a annoncé que des partenaires qui ont les moyens et la volonté d’investir dans ce secteur se sont manifestés à la Sonacos.

”En tant que leader dans ce secteur, nous nous proposons de faire un partenariat avec eux”, a indiqué le directeur général de la Société de commercialisation des oléagineux du Sénégal.

Avec un hectare de palmiers, les standards de production tournent autour de 6 tonnes à l’hectare d’huile brute de palme. “Ce qui fait que c’est largement différent de ce qu’on peut avoir avec l’arachide”, dont le Sénégal consomme 250 000 tonnes par an, a-t-il indiqué.

Le directeur général de la SONACOS a salué les garanties apportées par l’Etat dans le cadre de la relance de la société, à travers différentes mesures prises lors du dernier conseil interministériel portant sur cette question.

“C’est à nous aussi de faire l’effort nécessaire et de mettre en place un système de suivi et d’exécution parce qu’il y a certaines choses qui doivent être faites par nous-mêmes. S’il y a des manquements ou bien des choses qui ne sont pas exécutées et attendent, nous allons les remonter à qui de droit”, a conclu El Hadj Ndane Diagne.

NSS/ADL/BK/AB/SBS