SENEGAL-CULTURE-INFRASTRUCTURE-ASSURANCES
Dakar, 12 mars (APS) – Le directeur général de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâtiment bâti de l’Etat (SOGEPA), Elimane Pouye s’est dit jeudi disposé à faire en sorte que le site abritant la salle Canal Olympia Téranga Dakar, rétrocédée récemment à l’Etat du Sénégal, garde sa vocation culturelle en devenant un outil de promotion du cinéma sénégalais.
S’exprimant au terme d’une visite sur le site abritant cette salle de cinéma revenue au Sénégal après exploitation d’une dizaine d’années par le groupe français Vivendi, M. Pouye a fait part de sa volonté de préserver la vocation principale de cet espace comme “outil de promotion du cinéma sénégalais”.
“Nous avons visité tous les aspects du site et eu quelques échanges en tout cas sur ce que pourrait être une destination du site qui préserve principalement sa vocation comme outil de promotion du cinéma sénégalais. Donc, nous avons eu des échanges assez intéressants”, a-t-il dit.
“Bien entendu, la SOGEPA est le bras technique de l’Etat qui est chargé de l’exploitation du patrimoine qui, pour le moment, a accueilli le site, et donc il était nécessaire de le faire visiter aux autorités chargées de la culture, notamment du cinéma” avant de décider de sa destination.
Selon Elimane Pouye, les échanges sont appelés à se poursuivre “dans un cadre très précis pour que ce bien, ce joyau, puisse garder sa vocation et être au service de cette politique publique visant à développer l’industrie du cinéma et des arts”.
Selon son directeur général, la SOGEPA a commandité, entre temps, une étude pour voir quel est le meilleur choix d’exploitation du site.
“On a reçu beaucoup d’offres de privés qui veulent qu’on leur accorde un droit d’exploitation rémunéré”, a signalé M. Pouye, souligne que trois modèles d’exploitation sont envisagés, dont un premier cas de figure selon lequel la SOGEPA va former elle-même ses équipes techniques pour exploiter le site.
“Nous ne sommes pas fondamentalement convaincus de ce choix”, a-t-il dit, avant d’ajouter que l’affermage ou location représente un deuxième choix d’exploitation suivant lequel la gestion du site reviendrait à un privé qui paierait des redevances à la SOGEPA.
Les trois modèles envisagés comportent également trois sous-options avec une segmentation par composante – salle de cinéma, salle de spectacle, restaurant – option qui ferait appel à plusieurs partenaires à travers des contrats d’affermage.
Il est également possible d’envisager une forme de concession “un peu différente de l’affermage du point de vue juridique”, selon M. Pouye.
“Voilà le schéma, nous restons à votre disposition pour voir dans quelle mesure cette infrastructure doit être exploitée pour le rayonnement de la culture sénégalaise avec toutes les parties présentes. Nous sommes vraiment ouverts à toutes les options”, a-t-il dit en s’adressant au ministre de la Culture.
Selon le DG de la SOGEPA, “il ne s’agit pas d’être dans une logique concurrentielle, mais dans une logique de complémentarité en tant que démembrement de l’Etat”.
Le site de la salle Canal Olympia Téranga comporte plusieurs espaces, dont une salle de cinéma intérieur d’une capacité de 296 places assisses et deux places pour les personnes à mobilité réduite avec un matériel professionnel de projection numérique dernière génération et un écran Dolby 7.1.
Il est aussi doté d’une scène extérieure de 160mètres carrés pour des concerts et projections de films d’une capacité d’accueil de neuf mille personnes, des espaces restaurant et des bureaux.
Selon Elimane Pouye, le titre foncier du site appartient à l’Etat du Sénégal qui l’avait accordé au groupe français Vivendi pour exploitation.
Le groupe français, pour des raisons de rentabilité et de restructuration de son activité au Sénégal, l’a rétrocédé à l’Etat du Sénégal, après une dizaine d’années d’exploitation, selon M. Pouye.
“L’Etat n’a pas payé d’indemnité pour récupérer le bien”, a précisé le directeur général de la SOGEPA.
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