SENEGAL-AFRIQUE-MONDE-PARTENARIATS
De l’envoyé spécial de l’APS : Abdou Kogne Sall
Moscou, 26 oct (APS) – La Russie est prête à mettre en œuvre, en collaboration avec les Etats africains, un ensemble de solutions, visant à rendre les pays du continent africains davantage souverains et forts, a réaffirmé lundi à Moscou, Maxim Orechkine, le vice-président de l’administration du président de la Fédération de Russie.
“La Russie est prête à mettre en œuvre, tout en collaborant avec ses partenaires africains, un ensemble de solutions pour que les pays du continent africain deviennent davantage indépendants, souverains et forts”, a-t-il notamment déclaré.
Le responsable intervenait lors d’une conférence tenue en marge d’un Forum des médias organisé dans le cadre du troisième sommet et du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, qui se tient dans la capitale russe, les 28 et 29 octobre.
“Libérer le potentiel de chaque pays africain est le slogan de ce sommet. Nous sommes réunis cette semaine à Moscou pour comprendre et se mettre d’accord sur la manière de libérer ensemble le potentiel de chaque pays africain”, a expliqué Maxim Orechkine.
Il a laissé entendre qu’à la différence de certains pays, la Russie travaille pour que ses partenaires deviennent forts. “Nous ressentons beaucoup de joie lorsque notre partenariat aboutit à un succès dans l’économie locale. Une Afrique forte et souveraine est dans l’intérêt de la Russie”, a-t-il affirmé.
Il a ainsi de nouveau réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner ce processus, répétant que Moscou comprenait les priorités nationales de chaque pays, et considérait que la réalisation des souhaits de développement passait par davantage de souveraineté.
“Nous sommes prêts à coopérer comme du temps de l’URSS. La Russie, tout en suivant cet exemple, va transmettre la technologie et l’expérience en collaborant avec les entreprises locales”, a assuré le membre de l’administration présidentielle.
Le responsable russe est d’avis que le continent africain est l’avenir de l’économie mondiale du point de vue de la géographie, de la démographie et de la dynamique économique, rappelant que 20 % de la population de la planète habitent en Afrique. Un chiffre qui, selon lui, va augmenter à l’horizon 2060 pour atteindre 30 %.
“La part de l’Afrique dans la population active va également augmenter. Le développement démographique est quelque chose de très important pour chaque pays et pour chaque continent, et nous voyons aussi que le taux de natalité est très important en Afrique”, a-t-il fait valoir.

M. Orechkine, en charge du partenariat avec l’Afrique au sein de l’administration du président de la Fédération de Russie, estime qu’à la lumière de plusieurs considérations et indications, plusieurs pays africains sont en passe de devenir des leaders de croissance économique mondiale.
“Il est clair que dans les cinquante années à venir, les pays africains constitueront les éléments clés de croissance économique mondiale”, a-t-il souligné, faisant observer que les évènements géopolitiques consacrent le changement de l’architecture économique du monde.
“Il y a 20 ans ou 30 ans, la structure du PIB mondial, le G7, occupait une place prédominante. Maintenant ce sont des pays des BRICS qui assurent 40 % du PIB mondial. Et Il y a trois pays africains qui sont présents dans les BRICS”, a-t-il encore fait valoir.
Il a martelé que les mutations économiques du monde mènent à une plus grande volatilité et laissent ressentir le besoin de mieux asseoir une souveraineté dans tous les domaines.
“A l’image de tous, l’Afrique a l’obligation d’asseoir sa souveraineté numérique. Le niveau de souveraineté dans ce domaine en Afrique est minimal”, a-t-il déploré, estimant par exemple qu’en plus de poser de poser le problème des pertes de recettes et de données, cette question relevait également de la sécurité.
Une trentaine de pays africains participent au 3e sommet Russi-Afrique dont le programme prévoit la tenue d’un Forum économique et humanitaire, suivie d’une réception officielle au Kremlin, le 28 octobre.
Le lendemain, sera organisée une session plénière coprésidée par Vladimir Poutine et le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye.
L’évènement est censé déboucher sur l’adoption d’une déclaration politique, d’un plan d’action 2027-2029 et d’un texte inédit sur l’usage civil de l’intelligence artificielle.
AKS/BK

