La réforme du Code électoral et une vaste affaire de fraude à l’état-civil au menu des quotidiens
La réforme du Code électoral et une vaste affaire de fraude à l’état-civil au menu des quotidiens

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 6 mai (APS) – Les quotidiens reçus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS), se font largement l’écho des divisions dans les rangs de l’opposition sur la saisine ou non du Conseil constitutionnel contre la dernière réforme du Code électoral et d’une vaste affaire de fraude à l’état-civil dans une commune de la banlieue de Dakar.  

‘’Recours ou non contre la loi modifiant le code électoral en ses articles 29 et 30, cacophonie et division chez les députés de l’opposition’’, selon Vox Populi, notant qu’après des députés non-inscrits, ‘’le groupe Takku Wallu sursoit à saisir le Conseil Constitutionnel’’.

‘’Ils ne veulent pas +interférer dans les tensions internes qui secouent le parti au pouvoir et prendre position dans des querelles partisanes qui se jouent de l’intérêt supérieur du Sénégal+. Takku Wallu +laisse la majorité face à ses propres responsabilités et aux conséquences de ses initiatives législatives+’’, rapporte le journal.

Mais, selon la publication, le député non inscrit, Thierno Alassane Sall, ‘’prend le sens contraire’’. ‘’Nous ne renonçons pas à saisir le Conseil constitutionnel, c’est un devoir. Les discussions avec les collègues députés sont toujours en cours. Nous invitons les députés de toute obédience à rejoindre l’initiative. Il nous semble essentiel de saisir toute occasion pour écarter une loi manifestement inconstitutionnelle’’, a-t-il déclaré.

Selon L’As, ‘’le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal opère un revire ment stratégique’’. ‘’Alors qu’il avait initialement annoncé son intention de contester devant le Conseil constitutionnel la loi modifiant les articles L29 et suivants du code électoral, il a finalement décidé de ne pas introduire de recours’’, note le journal.

‘’Dans un communiqué rendu public, le groupe explique que cette décision fait suite à +de larges discussions+ et à +une analyse approfondie du contexte politique actuel+. Il évoque notamment la récente prise de parole du président de la République sur la question, annonçant des mesures à venir portant sur les mêmes dispositions législatives’’, ajoute le quotidien.

Parlant de la non-saisine du Conseil constitutionnel sur la réforme du code électoral, Sud Quotidien affiche à la Une : ‘’Pastef renvoyé à ses divisions’’. ‘’L’opposition politique à l’Assemblée nationale opte manifestement de ne pas s’immiscer dans les dissensions entre la majorité parlementaire et l’Exécutif incarné par le président de la République, à la suite de la modification des articles L29 et L30 du Code électoral. Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a en effet décidé de ne pas saisir le Conseil constitutionnel pour arbitrer ce différend, préférant laisser le parti au pouvoir (Pastef) assumer seul ses contradictions internes’’, écrit Sud.

Les Echos constate que l’opposition parlementaire est ‘’complètement divisée’’ sur la question.  Alors que le groupe Takku-Wallu ‘’renonce à faire son recours’’, les non-inscrits, Thierno Alassane Sall et Pape Djibril Fall sont ‘’toujours partants’’, selon le journal tout en relevant ‘’l’impossibilité pour les non-inscrits d’avoir le nombre de voix nécessaires’’ pour saisir le Conseil constitutionnel. 

‘’Une fois n’est pas coutume, Pastef divise l’opposition. Certains députés renoncent à saisir le Conseil constitutionnel contre la modification du code électoral portant modification de l’article L29, d’autres se disent déterminés à aller jusqu’au bout’’, souligne WalfQuotidien qui affiche à la Une : ‘’Cacophonie dans l’opposition’’.

L’Observateur met en exergue une affaire de fraude à l’état-civil impliquant le lutteur Bébé Diène. 

‘’C’est un scandale qui ébranle une fois de plus les fondements de l’Etat-civil sénégalais. À Wakhinane Nimzatt, dans la banlieue dakaroise, un Officier d’Etat-civil avait permis au lutteur Bébé Diène de bénéficier indument de la nationalité sénégalaise. L’enquête de la Direction de l’automatisations des fichiers (Daf) a permis de découvrir l’existence d’un registre parallèle, non authentifié, ayant servi à régulariser frauduleusement la situation de plusieurs personnes, dont 8 déjà identifiées’’, rapporte L’Obs.

Selon le journal, ‘’de son vrai nom Amadou Cheikhou Diallo, le lutteur évoluait sous l’identité civile entièrement construite de Mamadou Thiam’’.

Libération aussi écrit que ‘’la DAF frappe au cœur d’une mafia’’, soulignant que ”plusieurs ressortissants guinéens ont bénéficié de numéros d’état civil sénégalais déjà attribués à d’autres compatriotes’’.

”Ce 4 mai, la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) a mis à la disposition de la Sûreté urbaine, pour poursuite d’enquête, trois individus impliqués dans les faits d’usages de faux documents en actes administratifs (….)’’, informe Libération.

OID