La réception de la flamme olympique à Dakar, un de sujets en exergue
La réception de la flamme olympique à Dakar, un de sujets en exergue

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 12 sept (APS) – La réception de la flamme olympique à Dakar compte parmi les sujets les plus en vue dans la livraison de samedi de la presse quotidienne, avec les suites du débat sur la dette extérieure du Sénégal.

“Comme les héros de la mythologie grecque embarqués pour une quête exceptionnelle, les membres de la délégation sénégalaise ont quitté Dakar, mardi, avec une mission singulière : aller chercher la flamme olympique et la ramener au Sénégal. Mission accomplie depuis jeudi soir”, renseigne le quotidien Le Soleil.

Il ajoute qu’à “quelques semaines de l’ouverture des JOJ Dakar 2026, le président du comité d’organisation assure que le Sénégal est prêt à relever le défi” et “à écrire une page de l’histoire olympique”.

“Elle est désormais au Sénégal”, souligne Sud Quotidien, en parlant de la flamme olympique qui va être officiellement présentée au public ce samedi 12 septembre, à la Place du Souvenir africain.

“Un moment symbolique qui marque le début de son périple à travers le pays, à quelques semaines de l’ouverture des premiers JOJ organisés en Afrique”, relève la même publication.

En plus de ce sujet, les quotidiens parvenus à l’APS s’intéressent à la question de la dette extérieure du Sénégal, toujours au cœur de l’actualité, en particulier après que le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ont annoncé, début septembre, avoir conclu un accord technique ouvrant la voie à la mise en œuvre d’un programme économique et financier de 2,2 milliards de dollars américains (environ 1 240 milliards de francs CFA), dans le but de redresser les finances publiques et de relancer l’économie du Sénégal.

Plusieurs quotidiens reviennent sur ce sujet, à l’image de Sud Quotidien, qui s’est fait l’écho de certaines déclarations de Julie Kozack, directrice du département de la communication du FMI, le 10 septembre dernier, lors d’une conférence de presse.

“Interrogée à plusieurs reprises sur le traitement de la dette extérieure” du Sénégal, “la responsable du FMI a rappelé que l’accord conclu” avec Dakar “reste soumis à l’approbation de la direction du Fonds et de son conseil d’administration”.

“Elle a également précisé que le Sénégal pouvait obtenir le financement du FMI alors même que les discussions avec ses créanciers se poursuivent. En revanche, ajoute Sud Quotidien, la durée et les modalités de traitement de la dette restent entre les mains du Sénégal et de ses créanciers”.

L’As note à son tour que selon le FMI, le traitement de la dette reste du ressort du Sénégal. “Le FMI renvoie l’Etat et ses créanciers à leurs responsabilités”, résume L’Observateur, faisant remarquer que l’accord avec Dakar “occupe toujours les débats” au sein du Fonds monétaire international.

Le Quotidien en dit un peu plus sur cette question en soulignant à sa une que les détenteurs des obligations du Sénégal “font front commun et engagent un cabinet d’avocats”. “Les créanciers ruent dans les brancards”, insiste cette publication.

Selon le journal, la décision du gouvernement d’écarter les obligations en euro et en dollar du Programme de traitement de la dette (PTDS) conclu avec le FMI “pousse les détenteurs de ces obligations à se constituer en comité pour ne pas être lésés dans l’opération”.

“Déjà, à l’heure actuelle, la valeur de ces obligations a fortement chuté, et les prévisions promettent une chute encore plus importante, à moins de 50 cents le dollar”, poursuit Le Quotidien.

Les quotidiens L’Observateur et Les Echos reviennent sur les dernières nominations en Conseil des ministres, “premier crash-test politique”, affiche le premier des deux publications citées.

“De la valse des 87 directeurs généraux et présidents de conseils d’administration au redéploiement des cadres”, L’Observateur évoque “les dessous d’un plan de déploiement machiavélique en direction des [élections] locales”.

Le journal pointe aussi, à ce sujet, “les enjeux d’une guerre politique contre Pastef”, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, “pour réduire l’influence de ses cadres et transformer les défections et ralliements en une véritable machine électorale”.

Le quotidien Les Echos signale que plus d’une dizaine de maires ont été nommés à des postes importants. “Diomaye Faye récompense les maires, fidélise les nouveaux adhérents et consacre l’influence de ses proches”, résume le même quotidien.

Il estime que le président Bassirou Diomaye Faye “n’a pas seulement redistribué des responsabilités avec ses 87 nominations” lors du dernier Conseil des ministres. “Il a envoyé un signal fort : récompenser les élus et personnalités qui ont rejoint Kiraay, tout en consacrant l’influence grandissante de plusieurs poids lourds de son entourage”.

Sauf que dans le même temps, ajoute le quotidien Les Echos, certains membres fondateurs de la coalition “Diomaye Président”, qui a porté l’actuel chef de l’Etat au pouvoir en 2024, “eux, broient du noir”.

BK