La RDC milite pour une OIF ”plus utile et influente” (ministre délégué)
La RDC milite pour une OIF ”plus utile et influente” (ministre délégué)

MONDE-AFRIQUE-FRANCOPHONIE

Dakar, 3 avr (APS) – Le ministre délégué auprès de la ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), en charge de la Francophonie et de la Diaspora, Crespin Mbadu Phanzu, appelle à une transformation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour en faire un espace ”plus utile, plus influent et plus proche des aspirations des peuples”.

‎”La Francophonie est une communauté qui dépasse les frontières et les histoires nationales […], et nous la voulons plus utile et influente”, a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques francophones accrédités au Sénégal, organisée jeudi soir par l’ambassade de la République démocratique du Congo à Dakar.

Prenant la parole au nom du président Félix Tshisekedi et du gouvernement congolais, M. Mbadu Phanzu a souligné que cette ambition s’inscrit dans le cadre de la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’OIF.

Il a salué la diversité des diplomates présents à cette rencontre, venus d’Afrique, d’Europe, des Amériques, du monde arabe et des Caraïbes, estimant que cette pluralité illustre la ”richesse” et la ”portée universelle de l’espace francophone”.

Le ministre délégué a insisté sur la responsabilité particulière de la RDC, ”premier pays francophone par sa population”, dans la dynamique de transformation de la Francophonie, mettant en avant le rôle stratégique de la jeunesse.

Il a décrit cette jeunesse comme ”créative, connectée et ouverte sur le monde”, soulignant qu’elle attend de la Francophonie ”des opportunités concrètes en matière de mobilité, d’innovation, d’emploi et de paix”.

‎Selon Crespin Mbadu Phanzu, la candidature de Mme Lumumba porte une vision ”à la fois africaine dans son enracinement et universelle dans son horizon”, visant à promouvoir une Francophonie ”à l’écoute, capable de rassembler et d’accompagner les mutations contemporaines”.

Il a également salué le parcours de la candidate, qu’il a présentée comme une figure capable d’allier ”mémoire et modernité”, avec une expertise en gouvernance publique, diplomatie culturelle et coopération internationale.

‎Abordant les défis mondiaux actuels, notamment les crises sécuritaires, climatiques et économiques, il a estimé que la Francophonie peut devenir un ”levier stratégique” pour l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, la mobilité académique, l’entrepreneuriat et la transition écologique.

Il a en outre plaidé pour un rôle accru de l’organisation dans la prévention des conflits, la promotion de la démocratie et la défense des droits humains, conformément à ses principes.

Le ministre congolais a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son pays en faveur d’une ”coopération renforcée, fondée sur le dialogue, la solidarité et une vision partagée de l’avenir”.

‎”Nous sommes convaincus que, collectivement, nous pouvons faire de la Francophonie un espace encore plus utile et influent”, a-t-il conclu.

MK/BK