La plus grande production de riz concentrée en Afrique de l’Ouest entre 2009 et 2022 (CEDEAO)
La plus grande production de riz concentrée en Afrique de l’Ouest entre 2009 et 2022 (CEDEAO)

SENEGAL-AFRIQUE-RIZICULTURE

Saly, 31 mars (APS) – L’Afrique de l’Ouest a concentré 65,6% de la production de riz de toute l’Afrique subsaharienne sur la période de 2009-2022, à raison de 21,807 millions de tonnes en moyenne par an, a révélé, lundi, à Saly (Mbour, ouest), le représentant du secrétaire exécutif de l’Observatoire de la CEDEAO sur le riz, Abdoul Karim Sanou.

”Au cours de la décennie 2009-2022, l’Afrique de l’Ouest a produit en moyenne 21,807 millions de tonnes de riz par an, représentant 65,6 % de la production totale de l’Afrique subsaharienne”, a notamment dit M. Sanou.

Il participait à un atelier consultatif pour la mise en place de l’Observatoire national de la CEDEAO sur le riz, dans la station balnéaire de Saly-Portudal.

”La production de riz augmente rapidement en Afrique de l’Ouest. Elle est passée d’environ 2,2 millions de tonnes en 1962 à 14,2 millions de tonnes en 2020″, a-t-il ajouté.

Selon lui, le Nigéria et le Mali arrivent en tête, en termes de production, avec respectivement 3,7 millions et 1,4 million de tonnes. Ils sont suivis de la Guinée avec 1,3 million de tonnes, de la Côte d’Ivoire avec 1,1 million de tonnes. Viennent, ensuite, la Sierra Leone et le Sénégal.

Le représentant du secrétaire exécutif de l’Observatoire de la CEDEAO sur le riz a noté également une hausse de la dépendance aux importations de riz dans tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest durant la même période.

“La part du riz importé dans la consommation totale est passée de 20 % dans les années 1960 à 39 % en 2022“, a-t-il précisé.

Venu présider la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le secrétaire d’État sénégalais chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan, Alpha Ba, a rappelé
les enjeux majeurs du secteur rizicole dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

”La consommation du riz s’est généralisée dans toutes les couches de la société, faisant de cette céréale un enjeu de sécurité nationale“, a-t-il souligné.

Pour lui, le développement du secteur ne peut être envisagé de manière sectorielle, mais ”exige une approche holistique, multisectorielle
et inclusive”.

DOB/ADI/HB/HK/ADL