SENEGAL-ASSEMBLEE-REFORMES
Dakar, 29 juin (APS) – L’Assemblée nationale poursuit l’examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution, après le rejet, par les députés, d’une question préalable introduite par le député de l’opposition, Abdou Mbow, demandant l’ajournement des travaux en vue d’une concertation plus large impliquant toutes les forces vives de la nation.
“Nous appelons le président de la République à ouvrir, dans les meilleurs délais, des contestations larges incluant toutes les composantes de la nation”, a déclaré le député de l’opposition.
Selon Abdou Mbow, il faut une concertation pour arriver à un consensus sur cette révision, de manière à préserver la paix sociale.
Il estime que “des réformes de cette importance relève naturellement du référendum”, “seul mécanisme permettant au peuple souverain de décider lui-même de son destin institutionnel”.
Après l’intervention de son collègue Abdou Mbow, le président de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale, Abdoulaye Tall, a pris la parole pour demander le rejeter de cette demande.
Il a rappelé que les députés de l’opposition, notamment ceux de l’Alliance pour la République (APR), avaient refusé de prendre part aux différentes concertations organisées sur cette question depuis en 2024.
Le président du groupe parlementaire Pastef-Les patriotes, Ayib Daffé, relève de son côté que le texte soumis à l’examen des députés prend en compte les recommandations issues de différentes concertations organisées depuis plus de 20 ans sur la question de la réforme des institutions.
Il a demandé le rejet de la question préalable du député Abdou Mbow et la poursuite des discussions.
Les députés de l’opposition ont boycotté la séance, après que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a refusé de donner de redonner la parole au député Abdou Mbow qui la demandait.
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