La grève dans le transport et d’autres sujets en exergue
La grève dans le transport et d’autres sujets en exergue

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 30 mars (APS) – Plusieurs sujets font le menu des quotidiens parvenus lundi à l’APS, dont la grève de trois jours qui débute dans le secteur du transport, à l’appel de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS).

Le syndicat concerné justifie cette grève par “la nécessité de mettre un terme à la dégradation avancée du système de transport routier sénégalais”, évoquant la “prolifération du transport illégal”, des “rackets sur les routes […]”, entre autres motifs listés par Vox Populi.

Le journal note que l’Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU) n’est pas concernée par cette grève au sujet de laquelle le ministre de tutelle, Yankhoba Diémé, a demandé aux gouverneurs de “prendre toutes les dispositions utiles afin d’accompagner et de sécuriser les exploitants qui voudront poursuivre leurs activités”.

Il n’empêche que l’info redoute “trois jours de galère […] pour les usagers”, tout en relevant que les treize syndicats signataires du préavis de grève “dénoncent le ‘harcèlement policier’, la ‘corruption’ et les nombreux points de contrôle”, souligne cette publication.

D’autres quotidiens traitent de l’actualité économique, à l’image de Sud Quotidien qui revient sur la réussite du premier appel public à l’épargne du Sénégal pour l’année 2026, à l’issue duquel le pays a mobilisé 304 milliards de francs CFA, correspondant à 152% de son objectif initial.

Le journal considère que, ce faisant, le Sénégal “envoie un signal fort aux marchés financiers sous-régionaux”, dans un contexte où le pays fait face à un fort endettement ayant conduit à une “énième dégradation” de sa note souveraine par l’agence Standard & Poor’s, de B- à CCC+, en catégorie dite “hautement spéculative”.

Le journal Le Quotidien fait observer que cette baisse “tombe au moment où le pays annonce une nouvelle levée de fonds sur le marché de l’UEMOA. Ce qui ne semble pourtant pas convaincre l’agence de notation”.

“Malgré une situation économique peu reluisante, le pays continue de lever des fonds avec succès sur le marché de l’UEMOA et à l’international. Mais les conditions des prêts et la nouvelle dégradation de la note du Sénégal en monnaie locale interrogent”, écrit WalfQuotidien.

Le match amical que l’équipe nationale de football a disputé contre celle du Pérou, ce week-end, à Paris, est également un sujet en vue dans la livraison du jour des quotidiens. Ils retiennent surtout de cette rencontre qu’elle a été l’occasion pour les Lions de célébrer, devant la diaspora, leur titre de champions d’Afrique.

“Le stade de France [était] plein comme un œuf, du beau spectacle”, rapporte le quotidien Les Echos, selon lequel la Fédération sénégalaise de football “réussit son pari”, pendant que Pape Thiaw, le sélectionneur des Lions, “pense [lui] au Mondial”.

“Les rois d’Afrique font trembler la France”, peut-on lire sur le même sujet à la une du quotidien L’As. Le journal estime que pour leur premier match depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qu’ils ont remportée le 18 janvier dernier, les Lions ont réussi “une démonstration de force” contre le Pérou, après avoir présenté leur trophée “dans un Stade de France en liesse”.

“Ce 28 mars, le Stade de France n’appartenait plus à la Seine-Saint-Denis. Il était devenu, le temps d’une soirée, une enclave dakaroise vibrante […]”, renchérit L’Observateur. “Sous les projecteurs de l’enceinte mythique, ajoute le même journal, le Sénégal n’a pas seulement battu le Pérou (2-0), il a réaffirmé son identité”.

S’agissant de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui n’a pas obtenu l’aval des Etats membres de l’Union africaine, le quotidien Yoor-Yoor titre : ”Crash d’une candidature +hors-piste+”.

“Portée par un forcing burundais solitaire et fustigée par le Nigeria comme par le Rwanda, cette aventure sans boussole a fini par se heurter au désaveu inédit du Sénégal, aggravé par des manœuvres médiatiques désespérées, signe de la fin d’une époque : celle où le prestige personnel tente de s’imposer face à la souveraineté des institutions”.

Le Soleil ouvre sur les métiers de l’aéronautique au Sénégal, à travers un focus sur l’Académie internationale des métiers de l’aviation civile (AIMAC), filiale de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).

BK/HK