La gestion concertée de la sardinelle au menu d’une rencontre à Dakar
La gestion concertée de la sardinelle au menu d’une rencontre à Dakar

SENEGAL-AFRIQUE-PECHE

Dakar, 10 fev (APS) – Les représentants des Etats membres de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) se sont réunis, mardi, à Dakar, pour la validation du Cadre régional de gestion des pêcheries de sardinelles (CCR), a-t-on appris des organisateurs.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de l’initiative ‘’Sardinelles partagées’’ du programme ‘’EAF-Nansen II’’ mis en œuvre par la FAO et dont l’objectif est de renforcer la gestion des stocks partagés pour la sécurité alimentaire.

Elle est présentée comme une ‘’étape décisive pour l’avenir de millions de personnes’’ en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau, en Guinée et en Sierra Leone, indique la Commission sous-régionale des pêches dans un document dont l’APS a eu connaissance.

La CSRP rappelle que ‘’les sardinelles constituent le pilier de la sécurité alimentaire de l’Afrique de l’Ouest’’. La ressource génère plus de 100 000 emplois et 350 à 500 millions de dollars par an.

Toutefois, relève la Commission, ‘’ces stocks partagés sont aujourd’hui menacés par la surexploitation, la capture de juvéniles et le changement climatique’’.

Le Cadre régional de gestion présenté à Dakar est ‘’le fruit d’un travail collaboratif sans précédent entre scientifiques, décideurs et acteurs de la pêche des six pays’’, souligne la CSRP.

Il repose sur ‘’une gestion écosystémique innovante’’ intégrant ‘’la régulation de l’accès et la réduction de la surcapacité ; la priorisation de la consommation humaine ; la protection des juvéniles et la maîtrise des captures ; le renforcement de la gouvernance régionale ; un Observatoire océanographique pour s’adapter au climat en temps réel’’.

Pour la gestion durable de la ressource, la CSRP annonce un Plan de Gestion, doté de 35 millions USD de la FAO sur cinq ans, et dont la mise en œuvre permettra de générer 180 millions USD de valeur économique, reconstituer de 50% de la biomasse d’ici 2030, sécuriser 100 000 emplois dans la pêche artisanale et réduire de 30% des pertes post-capture.

OID/AKS