‎La FSF invitée à anticiper “le match fiscal” du Mondial 2026
‎La FSF invitée à anticiper “le match fiscal” du Mondial 2026

SENEGAL-MONDE-FOOTBALL-IMPOTS

‎Dakar, 29 avr (APS) – L’ancien directeur général des Impôts et Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Ba, a invité la Fédération sénégalaise de football (FSF) et celles d’autres pays africains à anticiper les conséquences de l’échec de la FIFA d’obtenir des Etats-Unis une exemption fiscale au profit des équipes devant participer au Mondial 2026.

‎‎Dans un texte publié sur sa page Facebook, intitulé ”Mondial 2026 : le Sénégal doit aussi préparer son +match fiscal+”, Cheikh Ba prévient sur les conséquences de l’échec de la FIFA à obtenir des Etats-Unis une exemption fiscale générale pour toutes les équipes participant à la Coupe du monde 2026.

Il affirme que cette situation ‎peut avoir une conséquence “importante” sur les fédérations dont les pays n’ont pas de convention fiscale avec les États-Unis qui pourraient être amenés à supporter des impôts américains sur certains revenus liés à la compétition.‎

‎‎”Cela signifie que la Fédération sénégalaise de football, comme beaucoup d’autres fédérations africaines, devra anticiper le traitement fiscal des primes, indemnités, revenus liés à la participation, rémunérations du staff, avantages pris en charge, remboursements de frais, droits d’image ou flux contractuels rattachés aux matchs joués aux États-Unis”, explique l’ancien DG des Impôts et domaines.‎

‎Selon lui, le sujet est d’autant plus sérieux que, dans les modèles classiques de conventions fiscales, les sportifs relèvent souvent d’un régime particulier.‎

‎”La logique de l’article 17 du modèle OCDE, reprise dans de nombreuses conventions, est claire : les revenus tirés par un sportif de ses activités personnelles peuvent être imposés dans l’État où la prestation sportive est exercée. Autrement dit, lorsqu’un joueur évolue aux États-Unis, les États-Unis peuvent revendiquer un droit d’imposition sur les revenus rattachés à cette prestation”, relève l’actuel président de l’équipe des Aigles de la Médina.‎

‎Selon Cheikh Ahmed Tidiane Ba, le cas des joueurs franco-sénégalais ou binationaux mérite également attention.

”La nationalité n’est pas le seul critère. La résidence fiscale est déterminante. Si un joueur est résident fiscal français, la convention France–États-Unis peut s’appliquer. Mais cette convention ne supprime pas automatiquement l’impôt américain. Son article 17 prévoit justement que les revenus des sportifs, lorsqu’ils proviennent d’activités exercées dans l’autre État, peuvent y être imposés, sous réserve notamment du seuil prévu par la convention”, poursuit Cheikh Ahmed Tidiane Ba.

La préparation du Mondial 2026, prévu du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ne doit pas être seulement sportive, logistique et médicale, mais doit aussi être fiscale, juridique et financière, selon l’ancien DG des Impôts et Domaines.

‎‎Les Lions du Sénégal, en lice pour la Coupe du monde 2026, sont logés dans la poule I en compagnie de la France, de la Norvège et de l’Irak.

‎Le Sénégal débutera la compétition face à la France le 16 juin (19h GMT), avant d’affronter la Norvège le 23 juin (00h GMT) et l’Irak le 26 juin (19h GMT).

‎Le match d’ouverture du Mondial 2026 va opposer le Mexique à l’Afrique du Sud, le 11 juin à 19h GMT, au stade Azteca de Mexico.

‎BHC/BK/HK