SENEGAL-SOCIETE
Kédougou, 30 juin (APS) – Des responsables de la société civile de la région de Kédougou (sud-est) ont clôturé mardi, une session de renforcement de capacités sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans un contexte transfrontalier et minier, a constaté l’APS.
Cette formation est organisée par l’UNIKS Sénégal, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, dans le cadre du projet SEN Résilience, entièrement financé par l’Union Européenne
‘’C’est un programme qui vise à renforcer véritablement les capacités des responsables des organisations de la société civile, à prévenir et gérer les conflits, et à devenir de véritables ambassadeurs de la paix et de la cohésion sociale dans leurs communautés’’, a déclaré Jean Marc Tama Bindia, assistant administratif et des activités du projet Sen Résilience 2.
Il s’exprimait à la clôture des séances de sensibilisation et de dialogue communautaire dans les différentes collectivités territoriales de la région de la Kédougou.
La rencontre est axée sur le thème ”Le rôle de la société civile dans la promotion du vivre-ensemble, de la cohésion sociale et de la paix dans la région de Kédougou’’. Les travaux ont été présidés par les sous-préfets des arrondissements, en présence des élus locaux et le Co-Fondateur de l’UNIKS Sénégal, Nestor Bianquinch.

Jean Marc Tama Bindia a expliqué que la Société Civile (OSC), en tant qu’interface entre l’État et les citoyens, joue un rôle essentiel de médiateur, de promoteur des valeurs de tolérance et de garant de l’inclusion.
‘’Ancrées dans les communautés et proches des réalités de terrain, ces organisations sont souvent les premières à identifier les signes avant-coureurs de tensions”, a-t-il dit.
Il a évoqué les problèmes fonciers, la montée de la désinformation et des discours de haine (rumeurs), les inégalités perçues dans la distribution des ressources ou des bénéfices économiques (conflits autour des sites miniers) et la méfiance entre les communautés d’accueil et les migrants.

‘’Parmi les préoccupations soulevées figurent les restrictions récentes liées aux activités agricoles et pastorales exercées de part et d’autre de la frontière avec la Guinée Conakry’’, a souligné Nestor Bianquinch, le co-fondateur de l’UNIKS Sénégal.
Les organisations de la société civile ont mis en exergue des points saillants, a fait savoir M. Bianquinch, citant la relation entre les populations riveraines et le Parc National du Niokolo Koba dans la commune de Tomboronkoto.

PID/ASB/MTN
