Kaolack, 6 mars (APS) – L’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-IMCEC) a injecté un peu plus d’un milliard de francs CFA pour le financement des femmes de la région de Kaolack (centre), afin de promouvoir leur autonomie économique et sociale, a indiqué sa présidente, Fama Niang, alias “Buur Guéweul”.

“A ce jour, l’U-IMCEC a injecté plus d’un milliard de francs CFA dans la région de Kaolack. Nous avons d’abord, dans un premier temps, reçu d’elle deux financements de 200 millions de francs CFA chacun. Ce qui nous a permis de mener des activités génératrices de revenus, dans divers domaines pour nous aider à être autonomes financièrement et socialement”, a-t-elle expliqué.

Mme Niang s’exprimait mardi lors d’un forum sur l’autonomisation de la femme, organisé en prélude à la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF) prévue vendredi prochain.

“On a choisi cette journée du 5 mars pour célébrer, ici à Kaolack, la femme mais également accompagner cette couche. Mais nous avons innové pour quitter le folklore et organiser un panel qui nous permet de discuter sur l’autonomisation financière et sociale des femmes”, a expliqué Martine Dione, présidente du conseil d’administration de l’U-IMCEC de Mbour, qui couvre les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Il était jusque-là difficile pour les femmes d’accéder au crédit bancaire et à des financements, a-t-elle rappelé. C’est ce qui a poussé l’U-IMCEC à les organiser en groupement d’intérêt économique (GIE) ou en réseau, pour leur formalisation, avec la possibilité d’une caution solidaire qui est une garantie au niveau des établissements financiers.

Le directeur général du réseau U-IMCEC, Ousmane Thiongane, déclare qu’au lancement du réseau, en 2018, il n’était pas certain que, ”quelques années plus tard, nous allions atteindre un succès aussi retentissant au niveau national”.

“Les femmes ont été financées par l’U-IMCEC, annuellement, à hauteur de cinq à six milliards de francs CFA. Notre objectif, ce n’est pas seulement le financement. Nous avons estimé qu’il faut l’accompagner par des formations, des conseils et de l’éducation financière”, a fait valoir M. Thiongane.

“Nous sommes une banque communautaire pour les femmes, les jeunes et le monde agricole. Notre ambition, c’est de permettre à la femme rurale de pouvoir, au moins, accéder à des financements et de pouvoir se réaliser et contribuer au développement de la communauté”, a-t-il précisé.

Le DG de l’U-IMCEC estime qu’il faut surtout innover dans le financement, accompagner les bénéficiaires pour plus d’impact.

Selon lui, ”il ne sert à rien d’augmenter en termes de ressources additionnelles, s’il n’y pas d’impact dans les familles”.

ADE/ASG/BK

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