Kaolack, 17 sept (APS) – Les mareyeurs et les usagers du marché central au poisson de Kaolack ont menacé dimanche d’observer une grève après la célébration du Gamou, manifestation religieuse célébrant la naissance du Prophète Mohamed), pour protester contre les problèmes d’inondations et d’insalubrité auxquels ils sont quotidiennement confrontés dans leur lieu de travail.

 ‘’Nous prions le maire et l’ONAS [Office national de l’assainissement] de venir trouver une solution définitive à ces problèmes’’, ont-ils déclaré, à l’occasion d’un point de presse.

Si leurs revendications ne sont pas satisfaites, ils avertissent qu’ils seront dans l’obligation d’aller en grève et d’arrêter les activités au marché central au poisson. Ils menacent aussi de ‘’bloquer l’entrée des véhicules frigorifiques et [de] refuser de payer les taxes municipales’’.

‘’Nous allons vers la célébration du Gamou, avec la présence de plusieurs pèlerins venant de toutes les contrées du pays et même d’autres pays à travers le monde. C’est ce marché central d’intérêt national et même sous-régional qui approvisionne beaucoup de localités d’autres régions en produits halieutiques’’, a rappelé le président de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS), Pape Ibrahima Diaw.

 

Il a précisé que leur colère est ‘’due à l’état d’insalubrité indescriptible de ce marché (…)’’. Au lieu d’être évacuées par les tuyaux du réseau d’assainissement, les eaux des fosses sceptiques envahissent les rues, coulant jusque dans le marché, déclare-t-il.

 La présence de ces eaux usées n’est pas compatible avec la vente de poisson, un produit de consommation courante qui a besoin d’hygiène et de salubrité.

 ‘’Le poisson ne peut pas être traité pour être vendu dans l’insalubrité comme c’est le cas dans notre marché’’ dont l’état actuel ‘’ne permet même pas de recevoir de la clientèle’’. ‘’Les usagers, pour y accéder, sont obligés de [recouvrir] leurs pieds de sachets en plastique, de peur de patauger dans les eaux stagnantes’’, a dénoncé M. Diaw.

 Selon lui, même les vendeurs d’autres produits de grande consommation comme les légumes étalent leurs marchandises sur des sacs posés à même le sol, avec tout ce que cela comporte comme risques.

 ‘’Et ce ne sont pas seulement les eaux de pluies qui nous envahissent, puisque depuis un an nous vivons avec cette eau dans laquelle les vers de terre sont visibles à l’œil nu’’, a déploré le président de l’UNAMS.

 

L’état des axes routiers qui mènent au marché central au poisson de Kaolack fait que les camions frigorifiques y accèdent difficilement. Il leur faut une à deux heures de temps avant d’y entrer ou d’en sortir.

 Pour Malick Diaw, un des vice-présidents de l’Association des utilisateurs du marché central au poisson de Kaolack (AUMAPOK), cette infrastructure commerciale est à l’image de tous les autres marchés de la ville où stagnent des eaux usées et pluviales. 

ADE/ASG

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